Chambre d'agriculture : La PAC doit être une politique économique durable

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La session de vendredi dernier a formulé des propositions pour le bilan de santé de la PAC. Le maintien du pilier économique et le couplage de la PMTVA en sont deux axes forts.

Réunie vendredi dernier en session, la chambre d'agriculture de la Vendée a analysé la mise en oeuvre du bilan de santé de la PAC et formulé des propositions pour l'agriculture vendéenne. C'est une position consensuelle qui s'est dégagée au fil des débats autour de l'analyse de la FDSEA et des JA. Les membres de la session ont affirmé qu'ils voulaient que la PAC évolue pour conforter le potentiel économique agricole et pour maintenir un territoire vivant, équilibré et entretenu. Des moyens de régulation doivent exister, avec des interprofessions dont le rôle doit être reconnu pour le volet économique, l'Etat ayant un rôle majeur pour le volet sanitaire et environnemental. Les aides liées au sol doivent tenir compte des filières et des surfaces fourragères. Le maintien du couplage de la PMTVA est une condition du maintien de l'élevage allaitant dans notre région. Il faut prendre également en compte les territoires à handicap et les nouveaux débouchés, comme la bio et les nouvelles énergies.

Joël Limouzin, président de la FDSEA, a insisté sur « le refus de la suppression des outils de gestion du marché. Le maintien des aides au sein du 1er pilier est indispensable pour répondre à l'enjeu économique de l'agriculture, et cela doit se faire dans le respect de l'environnement et du bien être animal. »
Eric Coutand, président des JA, est intervenu dans le même sens « Notre région est la première en nombre d'installations. Pour maintenir ces installations, il ne doit pas y avoir de glissement du 1er vers le second pilier. Les régions qui superposent les aides du second pilier sont aussi celles qui aujourd'hui n'installent pas ».

0.4% du PIB pour la sécurité alimentaire

La question de la perte régulière du foncier a également été abordée avec ses conséquences sur le potentiel économique agricole et la perte des DPU qui devraient rester disponibles. « Il nous faut passer d'une politique de soutien de l'Etat et de l'Union Européenne à une politique où la profession agricole s'engage plus dans l'organisation économique. La Vendée et la France exportent et nous avons mission de contribuer à nourrir le monde. Pour assurer la sécurité alimentaire, l'emploi dans les territoires et l'entretien des paysages, l'Union Européenne ne dépense que 0.4% du PIB pour sa politique alimentaire et des territoires », a déclaré Luc Guyau qui a indiqué que la Vendée devait saisir l'occasion de la mise en place du concept Haute Valeur Environnementale (HVE). « Nous sommes déjà en chantier.

Nous allons accentuer les travaux et la chambre d'agriculture répond positivement au président du conseil général ». Le préfet, Thierry Lataste a conclu les travaux de cette matinée « l'autosuffisance alimentaire et la stabilisation des productions restent un objectif et ne doivent pas être mis en péril. Mais dans les débats européens, la France pèsera moins car nous sommes aujourd'hui 27 et le poids relatif de l'agriculture diminue. Il faudra valoriser ce qui a été évoqué sur l'environnement et l'agriculture durable ». Ces sessions sur la PAC sont conduites actuellement dans toutes les chambres d'agriculture et les comptes rendus de ces sessions seront envoyés par chaque administration départementale au ministère de l'Agriculture pour la réalisation d'une synthèse. Concilier les demandes des différentes régions pourrait être un exercice difficile qui pourrait s'arbitrer lors du prochain congrès de la FNSEA, à Nantes début avril.

Source vendee agricole

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