Chevaux lourds : les éleveurs résistent mieux que prévu

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Chevaux lourds : les éleveurs résistent mieux que prévu
Roger Condamine a appelé les éleveurs à se mobiliser pour continuer à être présents lors des manifestations organisées en 2015. - C.Jahnich/Apap

Le syndicat des éleveurs de chevaux lourds du Cantal s’est réuni en assemblée générale le 11 avril.

A priori, ça partait mal pour 2014 : le syndicat des éleveurs de chevaux de races lourdes   du   Cantal   n’y croyait pas trop. Le désengagement des Haras nationaux, les cours des poulains toujours en berne,… les éleveurs allaient tirer la langue et l’année s’annonçait morose. Eh bien non, le syndicat s’est trompé, et c’est une bonne surprise ! Sur tous les plans, à commencer par le nombre de cotisants et la santé économique de l’association.  “Non seulement le nombre de cotisants s’est maintenu, mais il a même légèrement  augmenté avec 43 départs pour 49 arrivées, soit 222 adhérents, 717 juments et 77 étalons”, a noté, avec satisfaction, Martine Pic animatrice du syndicat, lors de l’assemblée générale du 11 avril au marché au cadran de  Mauriac.

 

Des projets pour montrer leurs élevages

 

En ajoutant : “Cela nous fait plaisir car ce n’était pas gagné l’année dernière à la même époque !” Quant au bilan financier, il affiche un excédent “insuffisant pour compenser le déficit passé, mais un excédent quand même”. Autre bonne surprise : la participation des éleveurs aux différentes manifestations organisées par le syndicat dans le département. “Avec plus de 400 animaux présentés dans les concours locaux, cela montre que les éleveurs de chevaux lourds résistent et ont des projets pour montrer leurs élevages”, a relevé le président Roger Condamine. Et ce, en dépit de la disparition des primes versées par les Haras nationaux, mais compensées en partie, il est vrai, par la Société française des équidés au travail (Sfet). Le Départemental de Saint-Saturnin a notamment remporté tous les suffrages avec 119 élevages participants et sept prix de famille en compétition.

 

Des cours qui remontent

 

Autre raison de se réjouir, et pas des moindres : la remontée des cours en 2014 et un début d’année 2015 qui s’annonce prometteur. “On est même passé d’un extrême à l’autre !”, a relevé Roger Condamine. “Cette hausse est mécanique, a expliqué Claude Mouysset, directeur du Haras national d’Aurillac. Le réseau de référence nous confirme une baisse des mises à la reproduction sur les chevaux de trait  en 2014 (- 11 %), notamment en percheron et en breton. Qui dit moins de reproduction, dit moins de naissances, donc moins de poulains sur le marché, et donc une remontée des cours.” Si la tendance s’inverse, les cours pourraient bien plonger à nouveau à court terme, mais pour l’heure, les éleveurs auraient tort de ne pas en profiter ! Dans ce contexte porteur, le président a appelé ses adhérents à se mobiliser pour les manifestations à venir dans le département : les foires chevalines ont déjà démarré  en  janvier,  février et mars. Elles se poursuivront le 7 mai à Maurs, le 8 juin à Mauriac, puis le 22 octobre à Maurs, le 5 novembre à Mauriac et enfin le 12 novembre à Riom-ès-Montagnes. Les concours locaux s’échelonneront sur dix communes du  département   du 22 août au 19 septembre, avant le Départemental qui se tiendra cette année le 26 septembre à Saint-Saury (commune du président du syndicat), dans le pré en face de la mairie. Sans oublier le Sommet de l’élevage, un rendez-vous très prisé des éleveurs du Cantal (premier département en termes d’effectifs) avec  les  comtois le 7 octobre, les ardennais/ percherons le 8 et les bretons le 9 octobre.

 

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