Colère dans les campagnes: la FNSEA demande des actes d'ici le 5 novembre

Colère dans les campagnes: la FNSEA demande des actes d'ici le 5 novembre

La FNSEA, réunie en sommet jeudi, va faire huit propositions au gouvernement et attend du concret avant le 5 novembre, a annoncé son président Xavier Beulin dans un appel en forme d'ultimatum.

Jeudi, près de 300 dirigeants des antennes départementales, régionales et des filières de la FNSEA se sont réunis à Paris. Etant donné le contexte, ce grand raout qui se tient trois fois par an, s'est tenu dans un climat "grave". "Il y a un réel ras-le-bol. Une exaspération par rapport à la réglementation et l'élargissement de la directive nitrates cet été a été la goutte d'eau", explique Xavier Beulin. Et aujourd'hui, "la crise n'est plus seulement économique, elle est aussi morale": "il n'y a pas une semaine où l'on ne vient pas remettre en question les pratiques des paysans", ajoute le dirigeant syndical, qui est lui-même céréalier dans le Loiret. En conséquence, Xavier Beulin qui demande à être reçu par le Premier ministre Manuel Valls, va présenter au gouvernement huit propositions pour relâcher la pression dans les exploitations et il attend des concrétisations avant le 5 novembre. Ce jour-là le syndicat se mobilisera pour faire le point sur ses demandes.

"il y a un moment, où il faut être entendu sur un minimum"

"Il y a un moment où le discours ça va, il faut des actes !", plaide-t-il. Parmi ses huit propositions, la FNSEA va demander qu'au moins deux repas sur trois soient préparés à partir de produits issus de l'agriculture française dans la restauration collective ou que les contrôles sur le volet verdissement de la Politique agricole commune (PAC) soient levés tant que les contours de l'application française ne seront pas arrêtés. Xavier Beulin qui se défend d'être "un va-t-en guerre" et qui avait appelé à l'apaisement après l'incendie du centre des impôts et la Mutualité agricole de Morlaix (Finistère) le week-end dernier, estime "qu'il y a un moment, où il faut être entendu sur un minimum". Et selon lui, outre les légumiers, le feu couve chez les éleveurs, bovins et laitiers notamment.Depuis deux semaines, la FNSEA a mené des actions dans plusieurs régions, contre la directive nitrates en particulier. Vendredi, ce sont les légumiers bretons qui ont incendié le centre des impôts et la Mutualité agricole de Morlaix sur fond d'effondrement des prix. Le gouvernement, à commencer par Manuel Valls, a condamné fermement ces "saccages" mais a aussi promis des aides dès la semaine prochaine aux exploitations les plus en difficulté.

Source avec AFP

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