Comment la Finlande bichonne ses agriculteurs

Lise Monteillet

Comment la Finlande bichonne ses agriculteurs

En Finlande comme en France, les agriculteurs sont sous pression. Comment les exploitants sont-ils accompagnés dans ce pays où le système social est souvent cité comme exemple ?

La Finlande comptait près de 51000 exploitations agricoles ou horticoles en 2015, selon Luke (Natural Resources Institut Finland), pour plus de 44000 agriculteurs. 86 % sont des exploitations familiales, orientées essentiellement vers les grandes cultures et la production laitière.

La dégradation du contexte économique inquiète les autorités. « Le 1er septembre, le gouvernement finlandais a approuvé un nouveau plan d’aide aux agriculteurs d’environ 50 millions d’euros », relate Janina Juuti, responsable d’études à l’ambassade de France en Finlande. Certains dispositifs ressemblent à ceux annoncés en France par Manuel Valls, dans le pacte de consolidation et de refinancement de l’agriculture« Parmi les principales mesures envisagées figurent des aides à l’investissement, des aides pour financer des services de remplacement momentané des agriculteurs, des crédits garantis par l’État ainsi que le versement anticipé de certaines aides », détaille Janina Juuti.

Du bien-être pour les agriculteurs

L’institut d’assurance sociale Mela a pour sa part mis en place des actions pour améliorer le bien-être des agriculteurs. Elles ont été présentées lors d’un colloque international consacré à la prévention des risques en agriculture. Il s’est déroulé à Paris, à la caisse centrale de la MSA.

Des « jours de bien-être » sont dédiés aux agriculteurs finlandais, pour « ne pas rester isolé avec ses problèmes », affirme Paivi Wallin, employée par Mela. Lors de ces journées, les agriculteurs peuvent rencontrer des conseillers économiques, des banquiers, ainsi que des psychologues. Tout au long de l’année, des « conseillers du bien être » peuvent aussi être contactés par téléphone ou par mail.  

Un réseau d’intervention précoce

Par ailleurs, la Finlande a mis en place un réseau d’intervention précoce pour identifier le plus tôt possible des signes de stress mental. L’objectif : encourager l’exploitant agricole et ses partenaires à agir avant que la situation ne devienne grave. Lorsque des symptômes de dépression ou de burn out sont observés, un dialogue est engagé avec l’agriculteur pour aboutir sur un plan d’action. Un suivi est ensuite assuré dans le temps.

Plus récemment, des tests de résilience et des ateliers pratiques ont été créés, en favorisant l’apprentissage à distance. Ces nouvelles formations visent à développer « la capacité à résister à la pression et aux problèmes, en étant plus souple dans la vie », selon Paivi Wallin. 

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Commentaires 2

adada

c'est bien compliqué tout ca , alors qu il suffirait de payé equitablement les agriculteurs , la popularisation agricole se pauperise se "tiers mondise" meme a vitesse grand V , mais personne ne bouge

pierre poncet "LOCAL469"

moi c est a peut pres 50 % QUE JE VIEN DE TOUCHER je crois qu on nous meprise!!!!

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