Concours charolais de l’Arc atlantique : La partie émergée d’un intense et long travail

Rédaction Vendée agricole

Le premier concours régional charolais au vu de la participation d’animaux adultes c’est celui de l’Arc atlantique avec ses 44 taureaux, 36 vaches ou femelles de plus de 18 mois ou encore ses 276 jeunes mâles et 45 femelles, soit au total 479 animaux engagés en comptant les 25 vaches et génisses de viande. Ces animaux seront en provenance de 36 élevages de Vendée, de 17 des Deux-Sèvres mais aussi de 15 autres départements situés dans un arc entre le Finisterre et les Hautes Pyrénées.

Sachant qu’il s’agit pour chacun de ces animaux des meilleurs spécimens des élevages, on imagine ce qu’ils représentent de litres de liquide vaisselle, séchages, coups de brosses, pesages, conduites au licol, montées, dans la bétaillères, redescentes... Sans parler des bouclages, soins vétérinaires, et des affouragements et des paillages quotidiens. Les deux jours de l’Arc Atlantique ce n’est donc que la partie émergée d’un intense et long travail d’élevage, d’observation et de sélection. Et un travail qui, pour une bonne partie en tout cas ne peut se mécaniser ou s’informatiser.

Athlètes de haut niveau

L’énergie monumentale que représente l’Arc atlantique pour produire des athlètes de haut niveau et le spectacle du même niveau qu’il pourrait offrir aux citadins sont cependant ignorés de l’immense majorité des consommateurs qui viendront se ravitailler dans la grande surface qui jouxte la halle des Oudairies, des Yonnais et des Vendéens en général. Dommage ! D’autant plus que l’entrée y sera gratuite, que les portes sont ouvertes au public depuis 8h vendredi matin jusqu’à tard dans la nuit, que pendant les deux jours on peut y boire, s’y restaurer sur place et déguster de la viande des meilleurs morceaux - bien évidemment de charolaises – et on pourrait également y dormir tranquille dans la paille fraîche sous l’haleine tiède des bovins...

Passion et tension autour du ring

Au cours de la conférence présentation, Célestin Audureau, président du syndicat charolais a indiqué « attendre plusieurs milliers de visiteurs pour partager la passion des éleveurs ». Pour lui, la star du salon sera Casimir, le taureau né chez Albert Merlet et élevé dans les herbages de l’élevage Robichon à la Flocelière. Casimir est en effet le titulaire du titre de champion à Paris au dernier salon de l’agriculture.

Le temps forts de cette édition sera le vendredi après midi à 16 h, la vente aux enchères de 19 jeunes reproducteurs de l’année avec la très perceptible mais subtile tension autour du ring. Ce moment, les transactions qu’y s’y opèrent et leur niveau sont considérés comme un bon indicateur de la tendance du marché et de l’optimisme des éleveurs. Or l’orientation des cours de la viande bovine depuis quelque 4 mois pourrait être de nature à faire monter les chiffres et les palpitants.

Programme

Vendredi 25 novembre

À partir de 8 h.

  • Classement des veaux mâles de l’année
  • Prix d’honneur mâles de l’année et trophée de l’Ouest
  • Prix d’honneur mâle d’automne
  • Prix d’ensemble mâles de l’année

À partir de 12 h

  • Présentation, classement et remises des plaques aux femelles de viande

À 14 h

  • Classement des veaux femelles de l’année, veaux femelles d’automne
  • Trophée de l’Association des jeunes charolais (AJEC)

 À 16 h : Vente aux enchères organisée par le Groupement des éleveurs sélectionneurs charolais de l’ouest (GESCO)

Samedi 26 Novembre

À partir de 8 h :

  • Classement des génisses de 18 à 30 mois
  • Section des mâles juniors et seniors
  • Prix d’honneur, et trophée de l’ouest et prix spéciaux

 À 11h45 : Visite officielle, présentation des lauréats et remis des récompenses.

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier

Publicité

Articles les + lus

Lettre d'info

Derniers commentaires