Conjoncture : Les prix à la production baissent

En mars, les prix agricoles à la production décroissent de 3% par rapport à février et augmentent de 16,4% sur un an.

Céréales

Le prix des céréales baisse nettement en mars (-9,9 %).
Compte tenu des évènements au Japon, des contrats à terme portant sur les céréales ont été vendus massivement sur les marchés, en anticipation d'une baisse de la demande mondiale. Leur prix reste toutefois élevé ; il a plus que doublé depuis un an (+104,7 %).

Le prix des oléagineux diminue en mars (-5,8 %).
Les catastrophes au Japon se sont également traduites par la baisse du prix du colza et cela, malgré une demande soutenue par l'attractivité du biodiesel dans un contexte de prix élevés du pétrole. Le prix du tournesol baisse sensiblement en raison d'une demande atone.

Fruits et légumes

Le prix des fruits frais augmente en glissement annuel (+12,4%)
La pomme se commercialise à des prix plus élevés compte tenu de la faiblesse des productions européennes. Le prix du kiwi croît également, sous l'effet d'une production européenne moins importante que l'année précédente. En revanche, le prix de la fraise diminue légèrement en début de saison, afin de faciliter l'écoulement de ce fruit à côté des importations marocaines et espagnoles.


Le prix des légumes frais baisse par rapport à l'an passé(-28,5 %)
Des conditions climatiques douces au mois de mars ont, d'une part, permis des récoltes précoces de choux-fleurs, et d'autre part, contribué à une moindre consommation de poireaux, ce légume étant plutôt consommé en saison froide.
Les arrivages précoces des salades d'été ont chevauché l'offre des salades d'hiver, augmentant ainsi l'offre totale. Les arrivages tardifs de la production es-pagnole d'asperges ont été concomitants avec la pro-duction française, occasionnant également un surcroît d'offre.

 

Elevage

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux décroît légèrement en mars (-0,5 %). Le prix des bovins diminue en raison d'une demande atone.

En revanche, le prix du porc continue de se redresser, rejoignant les niveaux atteints fin 2008 : le cheptel français a diminué en 2010 et la demande est soutenue à l'export.

Le prix des oeufs augmente compte tenu d'une baisse de l'offre française, due à la mise aux nouvelles normes des bâtiments.

 

Source INSEE Conjoncture

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