Conjoncture Rhône-Alpes : Le blé, au stade début tallage, est sauvé du froid par la couverture neigeuse

Cultures annuelles

L'apparition de gelées assez marquées mi décembre stoppe totalement l'évolution végétative des céréales d'hiver. Le blé, au stade début tallage, est sauvé du froid par la couverture neigeuse. L'aspect d'ensemble est correct. Selon les estimations au 1er décembre, la sole de céréales d'hiver atteint 190 800 ha. Elle enregistre une hausse de 4 % par rapport à la moyenne 2005-2009. En France, la hausse est de 2,3 %. Comparée à la campagne précédente, la sole rhônalpine gagne 10 % , la sole nationale 1,9 %. La surface semée en colza, 14 600 ha, se réduit de façon très nette. Elle perd 9 % par rapport à 2009 et 25 % par rapport à la moyenne quinquennale. Les rendements des céréales et oléagineux de la récolte 2009 sont, comme les dernières années, inférieurs aux rendements nationaux. Seuls ceux du maïs-grain et, dans une moindre mesure, du tournesol, sont supérieurs.

Les températures fraîches permettent une hausse des cours pour l'ensemble des légumes de saison : endives, salades, poireaux et surtout choux-fleurs mais cette hausse est modérée par les périodes de redoux. La demande, toujours réservée, s'anime un peu à l'approche des fêtes mais les ventes restent limitées. En salades, l'offre se réduit nettement, les cours se raffermissent malgré un marché pas vraiment porteur. Le prix du poireau oscille entre hausse et baisse. Il augmente timidement en début de mois avec l'arrivée de températures de saison puis rechute brutalement mi-décembre face à une demande de nouveau hésitante. La dernière semaine du mois, les pluies perturbent les arrachages. L'offre limitée, le retour de la demande permettent une stabilisation des cours mais le bilan pour le poireau en décembre reste bien moyen.

 

Cultures permanentes

La commercialisation des fruits de saison ne s'améliore pas durablement en décembre, mois où les consommateurs donnent la priorité à des produits plus festifs comme les fruits exotiques. Même les ventes en noix, satisfaisantes depuis le début de la saison, ralentissent sur le marché intérieur comme à l'export. La baisse des températures, la période des fêtes assurent cependant des ventes régulières. En poires, seuls les produits de belle qualité s'écoulent facilement à des prix fermes. Une certaine demande subsiste en faveur de la Passe-Crassane qui se met progressivement en place. En pommes, l'embellie liée aux opérations de promotion de début décembre est de courte durée. La commercialisation reste très délicate et les prix faibles. Les opérateurs expriment de fortes inquiétudes pour le déstockage des Golden : demande réservée, exigeante sur la qualité, offre abondante, prix tirés vers le bas. La châtaigne aborde la dernière partie de campagne sans réelle amélioration. L'offre se réduit mais les cours stagnent. Le bilan est plutôt négatif, le produit n'a pas bénéficié de l'intérêt des consommateurs même avec l ‘arrivée de températures plus froides. Le début de commercialisation du kiwi est décevant. Il affronte une forte concurrence italienne à des cours inférieurs. La pression sur les prix est vive, et malgré les concessions acceptées par les opérateurs, les difficultés d'écoulement persistent.

 

Le marché des vins semble s'activer après la campagne de vins primeurs décevante par ses cours malgré l'excellente qualité du millésime. En décembre, 27 800 hl de Beaujolais 2009 font l'objet de contrats de ventes contre 2 200 hl le mois dernier. Les ventes cumulées depuis le début de campagne affichent encore un déficit de 6 % par rapport au cumul fin décembre 2008. Les prix des Beaujolais génériques reculent de 13 %. Les crus s'en sortent mieux avec des prix sensiblement du même ordre que l'an passé.

Source Agreste

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