Connaître son coût de production pour encore mieux piloter son exploitation allaitante

CA 63 BOISSIER

Connaître son coût de production  pour encore mieux piloter son exploitation allaitante
Apporter des améliorations sur les exploitations

La Chambre d’Agriculture avec ses partenaires * réalise des formations « Coût de production » pour les éleveurs laitiers, allaitants et ovins. Le but ? Apporter des améliorations sur les exploitations, basées sur des échanges d’expériences et de pratiques entre éleveurs. Témoignages d’éleveurs allaitants…*EDE 63, CER France Puy-de-Dôme Avenir et CER Horizon63, Covido et Socaviac, laiteries du Puy-de-Dôme

L’avis du technicien élevage bovins viande

Pour pouvoir comparer différents systèmes d’exploitation, l’ensemble des coûts et des produits sont ramenés aux 100 kg de poids vifs.

Le coût de production est une approche comptable qui mesure ce que coûte l’activité « bovin viande », y compris la rémunération du capital et du travail (avec un objectif de 1.5 SMIC/UMO), et qui permet de se comparer à un groupe ou à des références.

Une 2ème approche de type « trésorerie », appelée « Coût de fonctionnement », permet d’affiner le conseil individuel et d’en faire ressortir les leviers accessibles pour améliorer les résultats.

Bruno MAUGUE – Réseau d’élevage charolais – Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme

Marc Ferragne

Marc Ferragne à Saint-Anthème

Marc Sélectionneur salers, élève un troupeau de50 vaches

J’ai suivi cette formation pour maîtriser les charges, obtenir une meilleure valorisation des produits de mon exploitation. Et pour échanger et me comparer avec d’autres éleveurs, trouver des solutions. Cela  m’a donné de nouvelles perspectives de travail, m’a permis également de vérifier mes orientations, de me comparer techniquement et économiquement.

J’ai pu ainsi évoluer sur la gestion de la reproduction, et sur l’intérêt de grouper les vêlages pour réaliser des lots de broutards  homogènes. Concrètement depuis la formation j’ai installé des nourrisseurs pour les veaux. Résultat ? Les mères et les veaux sont en meilleur état. Ce qui devrait me permettre de sevrer plus tôt avec moins de stress pour les animaux.

Jean-Luc Dubost

Jean-Luc DUBOST à Servant

Jean-Luc élève des vaches charolaises en système naisseur, avec engraissement des réformes.

Depuis 2 ans je participe à la formation. Auparavant je faisais partie des fermes de référence au réseau bovin viande à l’Ede. J’ai suivi ces rencontres pour comparer mes résultats, voir l’évolution de mon système et les points à améliorer. J’ai fait le point sur la situation technico-économique de mon exploitation, car poser les chiffres sur la table permet de prendre un peu de recul sur le travail réalisé durant l’année. J’ai constaté mes marges de progrès notamment sur les frais d’élevage, plus particulièrement sur les aspects sanitaires. Depuis j’ai fait évoluer mon système,

en faisant inséminer toutes mes génisses. Résultat ? Je n’ai plus de césarienne… Et je fais analyser tous mes fourrages pour caler les rations de mes animaux.

Sylvain Thomas

Sylvain Thomas à Fernoël.

Sylvain élève 125 vaches charolaises en système naisseur

J’ai suivi cette formation qui m’avait été recommandée dans le cadre de mon parcours à l’installation. J’ai participé les années suivantes car elle m’a beaucoup intéressé. J’ai pu vérifier si notre système d’exploitation était cohérent, notamment grâce à des références technico-économiques.

Connaître le coût de production du kilo de viande produite sur son exploitation est très intéressant, car nous avions jusqu’à présent uniquement des moyennes à l’UGB ou à l’ha. On envisage à présent de travailler sur les aspects alimentaires du troupeau en sécurisant notre système fourrager par la valorisation des ressources de l’exploitation.

Guillaume Morel

Guillaume Morel à Orléat –

Guillaume élève 70 mères Charolaises, et produit des broutards

J’ai participé pour vraiment savoir où j’en étais en terme de rentabilité. La formation permet de se comparer avec d’autres éleveurs, de parler sur nos chiffres. Ça ouvre plein de pistes de réflexion technique notamment sur le choix des périodes de vêlage qui joue sur le coût alimentaire.

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