Conseil départemental de la FDSEA de l'Orne : Toute la grande distribution veut rencontrer la FNB

Thierry Guillemot

Conseil départemental de la FDSEA de l'Orne : Toute la grande distribution veut rencontrer la FNB

La conjoncture bovine a constitué le plat de résistance du conseil départemental de la FDSEA qui s'est réuni, vendredi dernier, à Alençon. Pour tenter d'ébaucher des perspectives d'avenir, Olivier Borel avait invité sur le grill Guy Hermouët, vice-président de la FNB et producteur en Vendée.

Le stickage, ça marche

Première information : le stickage, ça marche.Un signe encourageant pour la FDSEA et les JA qui, depuis plusieurs semaines, jouent du pouce dans les linéaires des grandes surfaces.“Toutes les enseignes de la grande distribution veulent rencontrer la FNB” soutient Guy Hermouët.Preuve que le syndicalisme agricole majoritaire appuie là où ça fait mal : l'image de marque. Pas besoin donc de tout casser pour renouer les fils du dialogue, le président de la FDSEA plaide pour ce type d'action “utile”. Utile certes mais pas encore efficace face à des cours atones et à une sécheresse dans le Grand Ouest “qui va générer des coûts supplémentaires pour les éleveurs. La décapitalisation du troupeau a déjà commencé”.

Une pression à la baisse

Une conjoncture d'autant plus incompréhensible que la situation ne justifie pas la pression à la baisse. La consommation est stable, la production recule de 3 % alors que les échanges exports sont maintenus. Ainsi, la FNB se tourne vers les pouvoirs publics en demandant un allégement de charges financières (année blanche sur le remboursement des annuités d'emprunts, des mesures de trésorerie (avance aides PAC 2010), l'exonération de la TFNB, des allègements de charges et de contraintes réglementaires. Le pendant à ces mesures d'urgence : une revalorisation du prix-producteur de 0,60 e/kg de carcasse.La balle est dans le camp des abatteurs, transformateurs et distributeurs.Mais qui détient le manche du levier de la hausse ? Pas facile de répondre à cette question quand personne ne veut montrer ses factures. Le débat sur la répartition des marges est à nouveau posé. La concentration des outils en aval de la production n'a guère modifié la donne.

Travailler collectivement la gestion de l'offre

“Il faut travailler collectivement la gestion de l'offre”, insiste Guy Hermouët.En d'autres termes, ouvrir urgemment le chantier de la contractualisation avec les pouvoirs publics en juge arbitre.

Source Réussir l'Agriculteur Normand

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