Consommation : L'huile d'olive a pris sa revanche

SC

En déclin jusque dans les années 1990, l'huile d'olive retrouve aujourd'hui ses lettres de noblesse avec près de 3 millions de tonnes consommées dans le monde.

L'huile d'olive de France a décliné à partir de 1840. Il n'y a plus que 3 millions d'oliviers dans les années 1970, contre 26 millions en 1840. Remplacés par la vigne, plus rentable, décimés par le gel, les oliviers n'ont plus la cote. L'huile d'olive est concurrencée par l'arachide, moins chère et les moulins ferment en série.

Elle doit sa renaissance aux études sur le «French paradox», dans les années 1990. Les chercheurs se penchent alors sur l'apparente contradiction entre une alimentation riche et un taux moins élevé de problèmes cardio-vasculaires chez les Français par rapport aux habitants du nord de l'Europe ou des États-unis. Ils l'expliquent entre autres par une consommation plus importante de fruits et légumes, de vin rouge et d'huile d'olive. Des études sur les bienfaits du régime crétois redorent aussi l'image du produit.

Depuis, les plantations d'oliviers se sont multipliées, jusqu'en Australie, et la consommation mondiale est au plus haut : 2,9 millions de tonnes en 2006/2007 contre 1,6 million de tonnes en 1990/1991, selon le Conseil oléicole mondial.

En France où la production atteint 4.000 tonnes par an (contre 1,2 million de tonnes en l'Espagne), le verger s'est agrandi avec modération. Produite à petite échelle, l'huile française a un coût de revient de 9 à 10 euros le litre contre 2 à 2,50 en Espagne. Pour survivre, les oléiculteurs français jouent la carte du terroir et de la qualité.

Source AFP

Publié par SC

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