Contractualisation laitière : nouvelle rencontre avec Lactalis à Rodez

Eva DZ

Les membres du Codil se sont réunis ce mercredi 7 décembre et ont rencontré Serge Moly, en charge de la collecte du groupe Lactalis et Christophe Barayré en charge de la collecte pour le site de Rodez.

C’est dans un esprit constructif que les représentants des producteurs au Codil ont rencontré les responsables de Lactalis à Rodez. «Nous avons exprimé notre volonté de reprendre le contact avec l’entreprise», a expliqué Michel Costes à l’issue de la réunion. «Le travail initié par l’entreprise avec les représentants des producteurs par bassin laitier est pour l’heure inachevé et l’entreprise avait alors produit son propre contrat. Les producteurs souhaitent que les discussions reprennent au plus vite», poursuit le responsable professionnel.En effet, vendredi 16 décembre, une nouvelle rencontre est programmée à Paris entre les dirigeants de Lactalis et les représentants des groupements de producteurs de l’entreprise. «La reprise des discussions est à l’ordre du jour et nous nous en félicitons», a commenté Michel Costes.

«Nous espérons qu’un aboutissement logique d’un contrat-cadre tripartite entre le producteur signataire, les organisations de producteurs et l’entreprise pourra être trouvé. D’autant plus qu’un grand nombre de producteurs n’ayant pas signé a montré à Lactalis que la version 2 ne répondait pas à leurs attentes». Cependant l’entreprise n’a pas souhaité donner de chiffres sur le nombre de signatures et concède ne pas avoir atteint son objectif en Aveyron. Les producteurs ont partagé leur volonté «forte» de voir confirmer un contrat-cadre ainsi que la reconnaissance des organisations de producteurs existantes. Ils partagent les grandes idées de la contractualisation mais veulent voir le travail aboutir : «la version 1 a évolué de 70% selon Lactalis, elle doit maintenant évoluer à 100%», estiment-ils.«Les craintes de Lactalis sur la massification et les organisations commerciales n’ont pas lieu d’être, nous travaillons sur des organisations non commerciales non reconnues officiellement et basées sur l’existant».

Les responsables professionnels ont d’ailleurs salué la reconnaissance au niveau européen des organisations de producteurs comme interlocuteurs des entreprises et la possibilité d’intervenir dans les négociations (lire encadré ci-contre). «Serge Moly a annoncé que Lactalis ferait une proposition de convention pour la reconnaissance des organisations de producteurs, élément également travaillé avec les groupements et la FNPL. Lactalis a finalement indiqué que la convention aboutirait à l’issue d’un consensus national. Nous espérons que tout cela nous mène sur la bonne voie pour la gestion de l’après-quota. Un compromis sur ces sujets est inévitable», a conclu Michel Costes.

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