Contractualisation : Ne pas confondre vitesse et précipitation»

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Contractualisation : Ne pas confondre vitesse et précipitation»

A l'occasion de ses voeux à la presse, Xavier Beulin, nouveau président de la Fnsea a passé en revue les grands chantiers de 2011 et à fait part de la volonté de la Fnsea de suivre de près la mise en place de la contractualisation.

Le chantier majeur de 2011 sera, pour Xavier Beulin, le suivi de la mise en oeuvre de la Loi de Modernisation Agricole (LMA) et en particulier de la contractualisation. «Le ministre de l'Agriculture veut assurer un service après vente à sa loi», souligne le président de la Fnsea. Dès 2011, plusieurs secteurs devront en effet être en capacité de proposer des systèmes de contractualisation. Ce sont les secteurs des fruits et légumes, le secteur laitier et celui de la viande bovine.

« Nous rappelons au gouvernement qu'il ne faut pas confondre vitesse et précipitation et qu'il faut mettre en place les conditions nécessaires à la réussite de cette contractualisation », met en garde Xavier Beulin. Conditions qui sont, pour la Fnsea, de trois ordres : l'affirmation du rôle des interprofessions, la reconnaissance de la notion de bassins dans le domaine laitier et le renforcement du rôle des producteurs. Pour ce dernier volet, les réseaux Fnsea et JA ont la volonté d'être des interlocuteurs mais aussi des acteurs de cette contractualisation.



Redevenir leader sur les marchés agricoles et agroalimentaires

«Il faudra que nous soyons à la fois structurants, pédagogues et en capacité d'assumer un certain nombre de responsabilités en particulier dans le cadre des négociations avec les entreprises et l'aval». L'objectif étant, pour M. Beulin : «Que l'on puisse trouver dans cette contractualisation ce que l'on y cherche. A savoir la reconnaissance du métier d'agriculteur, un juste retour de la valeur ajoutée sur nos entreprises et une forme de sécurisation de notre revenu».

Autre chantier important : la PAC 21013. « Nous serons très présents à Paris, Bruxelles et dans les autres capitales européennes pour faire partager nos convictions » explique Xavier Beulin. Convictions qui portent notamment sur la nécessité de réguler le marché agricole européen.

Sur le plan national, Xavier Beulin affirme avoir pour ambition que la France « redevienne leader sur les marchés agricoles et agroalimentaires ». Ces dernières années, l'Hexagone s'est fait dépasser par l'Allemagne et les Pays-Bas, en raison d'une perte de compétitivité.

Publié par SC

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