Contrôle laitier : bientôt fusionné !

Catherine Perrot

L’assemblée locale du secteur d’Ancenis, qui s’est tenue le 9 décembre à Mésanger, a rassemblé de très nombreux adhérents qui ont tenu à donner leur avis sur les changements qui vont intervenir suite à la fusion avec l’Anjou.
L’assemblée locale du secteur d’Ancenis, qui s’est tenue le 9 décembre à Mésanger, a rassemblé de très nombreux adhérents qui ont tenu à donner leur avis sur les changements qui vont intervenir suite à la fusion avec l’Anjou.

Le contrôle laitier de Loire-Atlantique est allé à la rencontre de ses adhérents lors de huit assemblées locales. Au programme de celles-ci : la fusion avec son homologue de Maine-et-Loire.

Le contrôle laitier de Loire-Atlantique vient de boucler sa série de huit assemblées locales, ayant rassemblé au total 400 de ses quelque 1700 adhérents(1). En dehors des habituelles statistiques de production (en moyenne 57 vaches par élevage, à 26 l/jour), c’est la fusion avec Bovicap conseil, son homologue du Maine et Loire, qui a constitué le plat de résistance de ces assemblées.
La nouvelle structure s’appellera Élevage conseil Loire Anjou et interviendra, dès janvier 2012, sur les deux départements, avec une offre de services identiques et une tarification commune. Pour Jean-Paul Houis, président du contrôle laitier 44, cette fusion était nécessaire dans le contexte agricole actuel, de turbulences économiques, de rapprochement des organismes entre eux, et d’ouverture du contrôle des performances à la concurrence. « Notre priorité, c’était de pouvoir garder nos compétences. »
Ce qui pu être le cas, en travaillant sur le projet suffisamment en amont : « Les choses sont désormais bien calées ». La structure Élevage conseil Loire Anjou sera présidée par Jean-Paul Houis, avec l’ancien président de Bovicap Conseil, Dominique Davy, en tant que vice-président. Le fonctionnement professionnel se fera sur le même principe qu’auparavant, avec des assemblées locales de producteurs, des commissions (lait, viande, caprine), un conseil d’administration de 20 producteurs, et un bureau de 6 à 8 membres.
L’organisation des salariés est établie, avec un directeur général, Patrice Dougé, et une directrice générale adjointe, Stéphanie Dufourd. Les conseillers lait seront répartis en 13 équipes territoriales, dont certaines interviendront sur les deux départements, comme sur le secteur « Aigrefeuille-Sud Mauges », ou « Ancenis-Sud-Segréen ». Pour les adhérents, la constitution de ces équipes plus importantes devrait être l’occasion de bénéficier de meilleures expertises.
L’offre commune de services est, elle aussi, parfaitement calée pour 2012. La tarification est identique sur les deux départements, basée sur le principe de « chacun paye ce qu’il consomme ». Le conseil est facturé à l’heure, avec un système de remise à partir de quinze heures.

Les éléments de facturation sont un droit d’étable fixe (pour le lait comme pour la viande), puis des modulations en fonction de la production laitière, des vaches présentes, de la location de matériel… « Globalement, l’augmentation de la facturation sera de moins de 2 % », décrit Stéphanie Dufourd, l’actuelle directrice du contrôle laitier 44, soit la même que ce qu’elle aurait été sans la fusion.
Parmi les éléments de la facturation, il est cependant une importante nouveauté : celle de la tarification du temps réellement passé par les peseurs dans l’exploitation, et plus, comme auparavant, un forfait. Ce changement a été décidé après mûre réflexion, pour plus d’équité entre les producteurs et plus de respect des peseurs (ne pas les faire attendre pour rien, payer leur travail « réel »)
Ce changement a fait réagir les éleveurs présents dans la salle (le 9 décembre, à Mésanger, mais les réactions ont été les mêmes ailleurs) : il faudra signer une heure d’arrivée et une heure de départ du peseur, et les éleveurs craignent pour la qualité des relations qu’ils entretiennent avec ces intervenants réguliers de leurs exploitations. Stéphanie Dufourd leur a cependant répondu que ce fonctionnement était déjà en vigueur à Bovins croissance… sans poser de problème particulier. Par ailleurs, les « sommes » sur lesquelles il serait possible de jouer « en pressant » son peseur ne serait que de quelques euros…
Malgré ces quelques changements dans les habitudes, Stéphanie Dufourd et Jean-Paul Houis sont plutôt confiants pour 2012, car tout a été préparé depuis plusieurs mois : « On tient à la réussite de notre projet ». La fusion entrera en vigueur dès le 1er janvier, mais elle ne sera officiellement signée que lors de l’assemblée générale constitutive d’Élevage conseil Loire Anjou qui aura lieu le 5 juin 2012.

(1)Adhérents contrôle officiel : 1 647 ; contrôle non officiel : 55 ; viande : 421 ; caprins : 11 ; ovins : 5. 

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