Contrôle laitier du Cantal : Les performances d'un service apprécié

P. Olivieri

Contrôle laitier du Cantal : Les performances d'un service apprécié

Le syndicat cantalien renforce son taux d'adhésion et recueille la confiance des producteurs.

Avec un peu plus de la moitié des producteurs de lait adhérents, le Contrôle laitier du Cantal a su maintenir, et même accroître, un taux de pénétration relativement élevé ces dernières années. En effet, l'érosion lente depuis 2003 du nombre de producteurs inscrits a été moindre que celle de l'effectif global des éleveurs laitiers cantaliens. Les adhérents du syndicat du contrôle laitier, qui tenait la semaine dernière son assemblée générale au Lioran (voir L'Union du 6 décembre), produisent ainsi 267 millions de litres, soit 73 % de la collecte départementale. Dernière donnée illustrant cette bonne santé de l'outil : une courbe du nombre de vaches laitières contrôlées qui tend à se rapprocher de celle du potentiel total du département : 53 % du troupeau de laitières en 2003 étaient contrôlés, contre 60 % l'an dernier.

Le fossé se creuse entre producteurs

Des évolutions positives qui traduisent d'abord une confiance renouvelée des éleveurs, lesquels trouvent à l'évidence un intérêt tant technique qu'économique dans l'accompagnement proposé, comme l'a d'ailleurs démontré le bon accueil réservé à la nouvelle carte des services présentée depuis quelques semaines. Mais ces chiffres reflètent aussi le mouvement de restructuration des exploitations laitières cantaliennes - certes bien plus contenu que dans d'autres régions - dont les litrages produits sont à la hausse, comme l'a expliqué François Fayolle, directeur du syndicat. En l'espace de cinq ans (entre 2003 et 2008), la production moyenne des exploitations adhérentes a ainsi gagné près de 19 % pour atteindre 239 124 litres, tandis que dans le même temps l'effectif moyen progressait de 14 % (39,4 vaches / exploitation en 2008). Pour autant, cette moyenne cache, selon le constat du Contrôle laitier, de fortes disparités entre éleveurs : “Le fossé se creuse au sein des exploitations du département”, a précisé le directeur.

Une productivité en hausse

Une croissance des volumes qui s'est également accompagnée d'un bond de la productivité individuelle moyenne, en particulier en 2007 où la lactation moyenne brute (toutes races) a grimpé de 176 litres (+ 2,76 %) pour atteindre 6 538 litres. Si ces résultats techniques, fruit de la “technicité des éleveurs, de leur conduite d'exploitation et de la génétique”, s'avèrent comparables aux autres départements auvergnats, la productivité des vaches cantaliennes reste inférieure de 1 000 litres à la moyenne française. Malgré ces bonnes performances, Jean-Claude Sartre n'a pas voulu occulter dans son rapport moral l'instabilité qui aura marqué l'année 2008, après une embellie toute “éphémère” en début d'année. “Avec la baisse de prix qui se profile, l'inquiétude supplémentaire liée à la FCO et l'envolée des charges, le climat laitier est morose et tendu”, a estimé le président du Contrôle laitier. Des arguments de plus selon lui pour justifier un rééquilibrage des soutiens européens, “dont les montants vont aujourd'hui du simple au double entre éleveurs laitiers et céréaliers”. Face à ces évolutions et défis, Jean-Claude Sartre a tenu à rappeler que le Contrôle laitier se donnait les moyens d'accompagner les producteurs et entendait “bien continuer à mériter sa place de choix en terme de conseil”, en développant son efficacité et en épaulant toutes les initiatives.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du cantal

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