Contrôle : Seulement 36.388 pulvérisateurs contrôlés en deux ans

Raphaël Lecocq

Le contrôle périodique des pulvérisateurs ne fait pas (encore) recette. Obligatoire, le contrôle est aussi rentable. Autant en profiter avant les traitements de printemps.

C'est le moment ou jamais. Alors que les pulvérisateurs à rampes comme les appareils spécialisés s'apprêtent à repartir en campagne pour juguler les différents parasites, la remise en service après hivernage, doublée, le cas échéant, d'une visite de contrôle au centre d‘inspection le plus proche, peut s'avérer doublement pertinente. D'abord pour se mettre en conformité avec la loi. Rappelons que depuis le 1er janvier 2009, date d'instauration du contrôle périodique obligatoire, les exploitants dont les deux derniers numéros de Siren sont compris entre 00 et 39 doivent avoir fait contrôler leur appareil (hors matériel neuf et contrôle volontaire). D'ici au 31 décembre 2011 doivent les rejoindre les agriculteurs dont les deux derniers numéros de Siren sont compris entre 40 et 59. Au 31 décembre 2010, le Gip Pulvés avait recensé 36388 pulvérisateurs contrôlés, sur un parc estimé à environ 300 000.

12 % de contre-visites

Outre l'obligation légale, le contrôle du pulvérisateur est le plus souvent une bonne opération technico-économique. Les ajustements et conseils prodigués à l'occasion d'une inspection sont source de bénéfices quantitatifs et qualitatifs dépassant allègrement la facture moyenne de 200 euros d'un contrôle. Si besoin en était, rappelons que le contrôle n'est pas une mesure d'envoi à la casse de matériels obsolètes. Seuls 12 % des appareils contrôlés font l'objet d'une contre-visite. Le contrôle s'inscrit dans un mouvement européen qui, à l'horizon 2020, verra tous les Etats de l'Union adopter une fréquence de contrôle de 3 ans. Le Bureau de coordination du machinisme agricole édite sur son site internet (bcma.fr) la liste des centres d'inspection ainsi que les recommandations pour présenter son appareil dans les meilleures dispositions.

9 fois sur 10, les pulvérisateurs présentés à l'inspection repartent avec leur vignette valable 5 ans

9 fois sur 10, les pulvérisateurs présentés à l'inspection repartent avec leur vignette valable 5 ans

 

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