Copa-Cogeca : La réforme de la PAC coûtera cher aux agriculteurs

Le plus grand syndicat européen d'exploitants agricoles, le Copa-Cogeca, a critiqué le projet de réforme de la Politique agricole commune (PAC) qu'envisage la Commission européenne, estimant dans un communiqué qu'elle coûtera cher aux agriculteurs de l'Union.

« Les plans de la Commission augmenteront encore plus les coûts imposés aux agriculteurs de l'UE, mettant ainsi en péril leur compétitivité et leur viabilité économique », a dénoncé Pekka Pesonen, secrétaire-général du Copa-Cogeca.

Les plans de la Commission européenne « répondent à certaines préoccupations environnementales mais n'apportent aucune solution pour résoudre les problèmes économiques des agriculteurs », a-t-il ajouté.

Selon un document obtenu jeudi par l'AFP, qui définit les grandes lignes de la réforme de la PAC à partir de 2014, celle-ci « doit rester une politique commune forte », avec des aides directes aux agriculteurs « plus vertes et distribuées de façon plus équitable ».

Une partie des aides serait conditionnée à des mesures « vertes » comme les jachères environnementales ou l'élevage à l'herbe, ce que le Copa-Cogeca considère comme générateur de nouvelles contraintes coûteuses pour les agriculteurs.

Pour éviter de trop favoriser les grandes exploitations, Bruxelles envisage en outre de plafonner les aides versées à chacune, et d'introduire un « niveau minimum de paiements » pour soutenir les petites.

Déjà proposé lors de la précédente réforme en 2008, Bruxelles avait fini par renoncer au plafonnement, sous la pression notamment de certains pays soucieux de ménager leurs grandes exploitations.

Le Copa-Cogeca y est aussi opposé, « parce que cela pénalise la compétitivité et l'efficacité » de l'agriculture, selon une porte-parole.

Dans un souci d'équité, la Commission entend également réviser l'actuelle clé de répartition fondée sur des niveaux de production historiques et qui désavantage les pays entrés les plus récemment dans l'Union européenne, comme la Pologne ou la Roumanie.

Sans aller cependant jusqu'à prôner un taux unique dans toute l'Europe, Bruxelles propose d'éviter un rééquilibrage trop brutal en cherchant à limiter « les pertes et les gains » des différents Etats à la faveur de la réforme.

Source AFP

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