Coup d’envoi des Etats généraux de l’alimentation ce jeudi

Anne Sophie LESAGE

Coup d’envoi des Etats généraux de l’alimentation ce jeudi

Le jeudi 20 juillet, les Etats généraux de l’alimentation seront officiellement lancés. En parallèle des prises de parole officielles, une plate-forme de consultation publique sera mise en ligne. Les ateliers débuteront fin août.

« Relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition, permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes, accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre davantage aux attentes et aux besoin des consommateurs et promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable » tels sont les objectifs des Etats généraux de l’Alimentation annoncés par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle.

Le programme est découpé en 3 temps forts : le 20 juillet, la journée officielle de lancement, en présence de 500 invités, représentant toutes les parties-prenantes. A la tribune pour les prises de parole officielles, Edouard Philippe, Premier ministre, Stéphane Travers, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire et enfin, pour la conclusion, Emmanuel Macron, Président de la République. Chaque allocution sera suivie de l'intervention d'experts de l'ANSES, France AgriMer, INRA et du CIRAD.

Quatorze ateliers

Les ateliers, eux, débuteront fin août. Ils sont regroupés en deux chantiers, un premier consacré à la création et à la répartition de la valeur, lancé en premier afin d’avoir déjà des éléments concrets avant les négociations commerciales qui auront lieu en octobre. Le deuxième chantier portera sur une alimentation saine, sûre, durable et accessible à tous. Ce sont au total, 14 ateliers qui auront lieu de fin août à fin novembre 2017.

A ce jour, les Etats généraux de l’Alimentation sont encore en chantier, puisque les présidents d'ateliers et les participants ne sont pas encore nommés. Le ministère de l’Agriculture fait face à une complexité : « la grande diversité des parties-prenantes. » Un comité de pilotage interministériel a été mis en place sous le pilotage du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Il réunit 11 ministères : Transition écologique et solidaire, ministère de la Cohésion des territoires, ministère des Solidarités et de la Santé, ministère de l’Economie et des Finances, Ministère de l’Action et des comptes publiques, Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Ministère des Outre-mer, Ministère de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, ministère des sports et enfin, le ministère du travail.

Consultation publique : le fil rouge des Etats généraux

En parallèle, dès le 20 juillet, les services de l’Etat lanceront une grande consultation publique sur internet pour « enrichir la réflexion » et « associer le citoyen et l’ensemble des parties prenantes au débat.» Pour cette consultation, la mise en ligne des questions se fera de façon progressive, sous forme de « feuilletonnage » pour renouveler l’intérêt des contributeurs. Trois thèmes structureront la consultation « favoriser une chaîne de production agroalimentaire plus durable et plus équitable, favoriser une consommation plus saine, plus sûre et plus respectueuse de l’environnement et enfin, concilier compétitivité internationale de la production agro-alimentaire et respect des enjeux sociétaux internationaux. » Elle s’achèvera à la fin du mois d’octobre. (Accessible à partir du 20 juillet : egalimentation.gouv.fr )

Etats généraux : et après ?

La fin de l’année ne rimera pas avec fin des travaux ; la restitution de l’ensemble des données recueillies au cours des Etats généraux est prévue pour la mi-décembre. D’après le ministère de l’agriculture, ils « serviront à élaborer un agenda des solutions » et sans doute aux prises de positions françaises pour la PAC 2020 ou pourquoi pas des engagements volontaires des parties-prenantes. Cependant, la porte n’est pas fermée à la mise en place d’un dispositif législatif mais l’entourage de Stéphane Travert est clair : « on ne fera pas une loi pour faire une loi ! » 

Le ministère de l’Agriculture prévient « l’Etat ne fera pas tout, tout seul ! Il va créer le cadre et ce sera aux parties-prenantes de se saisir des sujets. » Il insiste « l’Etat ne peut pas être le seul garant des la réussite des Etats généraux ! »

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Commentaires 1

Testappli

Bonne information, merci. Bravo

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