Cours mondiaux : Le lait entre dans un nouveau cycle haussier

SC

Le marché du lait se redresse après la crise profonde qu'il a subi l'an dernier. Les producteurs européens devraient bénéficier de la hausse des cours mondiaux et profiter de nouveaux débouchés à l'exportation.

Sur le plan mondial, un nouveau cycle de hausse de prix du lait est en cours. Un mouvement qui résulte d'une demande soutenue dans les pays tiers, notamment en Asie et en Russie, et d'une offre insuffisante des principaux fournisseurs du marché mondial, liée notamment à des aléas climatique. Sur les 10 derniers mois, la Chine a augmenté ses importations de poudre de lait de 88%, la Russie a importé 22% de beurre en plus et le Japon +10% de fromage.

« A moyen et long terme, le développement de la demande mondiale laisse augurer des perspectives favorables pour l'offre européenne » estime Benoît Rouyer, chef de service économie au Cniel. La croissance de la production laitière mondiale a en effet faibli ces dernières années. En Asie d'abord, du fait de la crise de la mélanine, puis des inondations au Pakistan, mais aussi en Europe, suite à la chute des prix.

Le redressement de la production s'est amorcé en 2010 mais le retard par rapport à l'accroissement de la population n'est pas encore comblé. D'après le Cniel, il manquerait 20 millions de tonnes pour répondre à la demande mondiale (soit l'équivalent de la production française), notamment asiatique.


« Non la filière française laitière n'est pas foutue »

Sur le marché mondial, les principaux fournisseurs de lait sont la Nouvelle-Zélande (33%) et l'Union européenne (23%). L'Asie, premier producteur mondial, consomme en effet toute sa production puisque le continent est déficitaire. En 2010, la Chine a notamment importé 25 millions de tonne (équivalent lait) de produits laitiers. Au contraire, la Nouvelle Zélande et l'Australie, bien que très petits producteurs (2% de la production mondiale) jouent un rôle majeur sur le marché mondial car ils exportent respectivement 50 et 90% de leur production.

«L'Océanie à elle seule ne pourra pas subvenir aux besoins de l'Asie, les États-Unis et l'UE pourraient donc jouer un rôle important sur la scène mondiale des produits laitiers», déclare Benoît Rouyer qui estime que la France a une carte à jouer vu que la majorités des autres producteurs européens sont «au taquet de leur quota» .

«Non la filière française laitière n'est pas foutue et elle a même des atouts» insiste Anne Richard, directrice économie et qualité du Cniel, à l'occasion d'une conférence de presse. Elle invite la filière laitière à se « dynamiser » et non pas à « se recroqueviller sur elle même ».

Publié par SC

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