Crise agricole: L'agriculture française en conclave le 1er septembre

Crise agricole: L'agriculture française en conclave le 1er septembre

Tous les acteurs de l'agriculture française, syndicats, banques, mutuelles, chambres d'agricultures, se réuniront le 1er septembre à Paris pour échafauder un plan de sortie de crise, a indiqué lundi Xavier Beulin, président du premier syndicat agricole, la FNSEA.

"Nous traversons une année noire, du jamais vu: tous les prix de toutes les productions, à l'exception du porc qui se redresse, sont en baisse, et les pertes vont se comptabiliser en milliards d'euros en 2016" a déclaré M. Beulin au cours d'un entretien téléphonique avec l'AFP.

M. Beulin avait annoncé lundi matin dans le Figaro la réunion prochaine du Conseil de l'Agriculture française, chargé de faire une "série de propositions d'envergure" au gouvernement pour redresser la situation. Il a précisé à l'AFP que cette "réunion exceptionnelle" aurait lieu "le 1er septembre au siège de la FNSEA à Paris". Elle "sera uniquement consacrée à la situation agricole" en France, a-t-il dit. "Nous allons parler avec tous nos partenaires, assureurs, banquiers, associations, etc, pour voir ce que chacun peut apporter".

 

Des solutions économiques et financières

"Jamais je n'ai demandé de plan social pour l'agriculture française" a-t-il précisé. "Il faut d'abord trouver des solutions économiques et financières" aux entreprises agricoles en difficulté. M. Beulin estime néanmoins qu'un certain nombre d'agriculteurs "au bout du rouleau" pourraient avoir besoin de "mesures appropriées", "soit d'écoute renforcée, d'assistance humaine et sociale", soit "pour anticiper un départ en retraite", soit "pour entamer une reconversion professionnelle". "Il faut bien envisager ces sujets aussi" a-t-il dit.

Un an après la mobilisation spectaculaire d'éleveurs étranglés par la baisse des prix de vente de la viande et du lait, la crise agricole s'est amplifiée cette année, touchant aussi les céréaliers, maraîchers et éleveurs du nord et du centre de la France dont les productions sont fortement réduites par les inondations du printemps. Un signal parmi tant d'autres de la gravité de la situation, selon lui, est l'augmentation en flèche des demandes de prime d'activité -l'équivalent du RSA- à la Mutualité sociale agricole, la sécurité sociale des agriculteurs.

L'an dernier, le nombre de ces demandes avait doublé par rapport à 2014. En 2016, en six mois, "la MSA a enregistré 150.000 demandes, alors qu'elle en avait planifié 60.000 pour toute l'année" a dit M. Beulin à l'AFP.

Source Avec AFP

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Commentaires 21

bonflair

Pourquoi toujours réclamer de l'argent à la collectivité? Alors qu'en nous diversifiant et en prenant soin de la vie de notre terre et de l'aménagement de notre environnement (implantation de haies, aggradation du sol, etc..)avec une entraide sociale locale (cuma, petites coopératives, etc...) en moyenne nous nous en sortirons toujours et le lien social sera renforcé...
Sinon effectivement, une des solutions est peut être de passer de 50 à 500 Hectares en virant ses voisins,(oups! pardon en les aidants à se reconvertir), sur le modèle de Xavier Beulin responsable du syndicat de la fnsea et de plusieurs entreprises dont profitéol groupe agroindustriel de plus de 7 Milliards de chiffre d'affaires.
Pour plus d'info: http://www.lopinion.fr/29-juillet-2015/xavier-beulin-boulimique-patron-fnsea-26658

Git40

@casta 15 Tu as raison pour lactalis et charal mais ces entreprises n'ont aucunes concurrence de la part des Coop qui sont pires que les privés. Regarde la Cooperl qui refuse de suivre le cadran, qui en sont les administrateurs, la fnsea......

Patrick

Etrange de ne lire que des propos habituels de récrimination contre les coops, syndicats et politique (je ne sui aucun de ceux-là) alors que l'accident agricole que nous sommes en train de vivre devrait nous pousser à nous serrer les coudes. Il n'y a pas de responsable au problème de cette année et ce n'est pas en allant chercher des centimes d'euros chez les coops and co que l'on sauvera des exploitations où il manque des centaines de millier d'euros (et ce même si les coops, banque and co ne sont pas sans reproche)

oli86

Je croyais que les politiques etaient les rédacteurs des lois alors assez simple de freiner un peu les industriels !! . Pour ce qui est du départ des agris c'est dramatique la disparition d'un agri n'enrichi pas son voisin , et si mon voisin va bien a priori ça va aussi pour moi ... Quant au "gros" j'ai entendu il y a peu :" plus la grange est grande plus les courant d'air sont grands " la taille n'est pas forcément synonyme d'efficacité economique .

a

Au moins c'est sur l'Europe est morte, parce que sinon on aurait une volonté Européenne vu que c'est pire ailleurs pour le lait le Danemark a un prix de revient 380 euros, l'Allemagne 335 euros (plus en Bavière moins au Nord et à l'Est), pareil pour la Pologne, c'est pas mieux au sud etc..., à moins que la commission espère des fermes de plus de 50 000 vaches comme en Californie (enfin elles sont plus petites sur NY, le facteur reste la pluviométrie, plus y à de pluie, plus les petits élèves sont intéressants car moins énergivore, grâce au pâturage) mais on a un prix de revient autour de 250 à 280 euros (la variable c'est le prix des fourrages, enfin le plus drôle c'est la Nouvelle-Zelande qui a flinguer toute seul son superbe avantage compétitif avec de la terre à 20 000 euros l'Ha résultat là ou leurs prix de revient était à 220 euros ils sont à présent à 280 euros (60 euros les milles litre de frais financier).
En bref tout les pays exportateurs de lait sont dans le rouge (le lait est autour de 230 euros+ 30 euros de saisonnalité qu'il faudra redonner cet hiver) et on va faire croire que c'est un problème franco-Français.

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