Crise de l'oeuf : 12 millions d'oeufs sortis du marché français

   Crise de l'oeuf : 12 millions d'oeufs sortis du marché français
400.000 oeufs devraient être livrés aux associations caritatives

Quelque 12 millions d'oeufs ont d'ores et déjà été sortis du marché français et réorientés vers la transformation et l'export, une mesure qui a pour objectif de faire remonter les cours et qui est "destinée à monter en puissance", a indiqué le préfet de la région Bretagne, Patrick Strzoda.

L'interprofession avait annoncé cette sortie du marché à hauteur de 15 millions d'oeufs, le 19 août. Trois millions d'oeufs doivent encore être écartés du marché, et ce "dispositif est destiné à monter en puissance", a déclaré le préfet à l'issue d'une réunion à Rennes du Comité de suivi régional de la filière oeufs à laquelle assistaient des producteurs, des représentants de groupements de producteurs, des responsables de la filière et les préfets des départements bretons.

Ce comité a été mis en place mi-août à la demande du ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, après la destruction, par des producteurs excédés par la faiblesse des cours et la surproduction, de plusieurs centaines de milliers d'oeufs en Bretagne.

Outre l'éloignement du marché français, 400.000 oeufs devraient être livrés aux associations caritatives, second axe des mesures destinées à réguler le marché.  Le préfet a admis cependant que "malgré une tendance à la hausse", celle-ci "est encore insuffisante" par rapport au prix de revient des producteurs. Certains d'entre eux sont "aujourd'hui sous pression de la part des GMS (grande distribution - ndlr) qui ont tendance à revoir les prix des contrats".

Le préfet a rappelé que deux inspecteurs généraux ont été nommés pour trouver des solutions pérennes pour l'avenir de la filière. Ils doivent rendre un rapport début octobre et devraient participer à une prochaine réunion du comité prévue fin septembre. Quant au guichet unique destiné aux producteurs en difficultés, "quelques dossiers ont été traités, quatre ou cinq", selon le préfet. Un chiffre peu élevé dû notamment au fait que les producteurs ont réglé en direct leurs problèmes, notamment avec les banques.

Mais ce chiffre pourrait évoluer, en particulier à la fin de l'année lors de la prochaine échéance de la mutuelle sociale agricole (MSA).

Source AFP

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