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Crise porcine : Une maigre réponse, loin de résoudre les difficultés des éleveurs

Patricia Olivieri

Crise porcine : Une maigre réponse, loin de résoudre les difficultés des éleveurs

Les éleveurs de porcs et lapins du Grand Massif central ont été reçus jeudi dernier au cabinet du ministre.

Les responsables des sections porcines du Grand Massif central et leurs homologues éleveurs de lapins attendaient beaucoup de cette rencontre avec Michel Barnier, obtenue sous la pression d'un blocage des entrées de Clermont-Ferrand en décembre dernier. Pour Christian Guy, président de la section porcine à la FDSEA, “si le conseiller du ministre qui nous a reçus - Michel Barnier ayant été empêché en dernière minute - s'est montré à l'écoute et ouvert à nos revendications, nous revenons pour l'heure avec seulement un coup de pouce conjoncturel”. Jérôme Gauthier, conseiller technique “productions animales”, a en effet confirmé que l'État donnerait suite à la demande d'un abondement de l'enveloppe Fac (fonds d'allègement des charges) pour les éleveurs des régions à faible densité. Une mesure qui viendra certes soutenir les producteurs de porcs de 75 départements français (seul le Grand Ouest étant exclu), mais qui sera nettement insuffisante pour sortir les éleveurs du Sud-Loire de la crise. “Cela ne représente que 400 000 euros de plus pour 75 départements !” s'indigne Christian Guy.

Un appui différencié pour les zones de montagne

“Quatre pistes de travail ont néanmoins été évoquées, mais nous avons pour l'heure peu d'indications sur une suite concrète”, expose Christian Guy. Une enquête va d'abord être lancée auprès des DDAF pour évaluer les besoins relatifs à une prise en charge potentielle des cotisations sociales. “Mais rien n'est encore acté”, s'exaspère le responsable, qui met en garde contre des critères de spécialisation pénalisant les élevages cantaliens. Quant à la demande syndicale d'un retour à l'aide qualité en zone de montagne, elle a clairement été écartée par le ministère, qui réfléchit à l'hypothèse d'une aide directe dans le cadre de la règle dite de “minimis”. “C'est une voie intéressante, analyse Christian Guy, encore faut-il trouver l'argent pour la financer, d'autant que le ministère n'est pas favorable à la réserver aux seules zones de montagne. De notre côté, nous militons pour qu'elle soit prioritairement orientée vers la montagne et les signes de qualité (IGP, label...)”.

Démarquer les porcs du Sud-Loire

Des démarches de qualité que les responsables FDSEA-JA du Grand Massif central jugent essentielles pour préserver un avenir aux éleveurs de ces zones à faible densité d'élevage. D'où la demande formulée aux représentants du ministère, d'un appui pour parvenir à une validation rapide de l'IGP (Indication géographique de provenance) Auvergne. “Il nous faudrait un accord pour une demande nationale transitoire d'IGP. C'est une possibilité offerte par la réglementation européenne. Le tout est que l'Inao soit sensibilisé à notre dossier”, explique Christian Guy. La mise en place d'une cotation spécifique pour les porcs du Sud-Loire a également été abordée, mais son aboutissement “est lié à l'avancée de l'IGP”. “Malgré l'urgence de la situation, le ministère prend son temps, c'est inadmissible, s'emporte Christian Guy. Si ça n'avance pas plus vite, nous passerons à l'action!”

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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