Cuma : 2010, année charnière

C. Fournier

La Fédération du Cantal a tenu son assemblée générale sur fond de changement de statuts.

Soixante pourcents des agriculteurs du Cantal adhèrent à une coopérative d'utilisation de matériel agricole, un concept de “mutualisation des risques” pour Michel Bessat, animateur de la FD Cuma Cantal qui présentait, mercredi, le rapport d'activités de la Fédération à Prat-de-Bouc. 2010 est aussi une année charnière pour les Cuma avec l'harmonisation de leurs statuts. Une refonte complète nécessaire, de par l'évolution législative avec, à la clé pour elles, un gros travail de réflexion. À l'occasion d'assemblées générales extraordinaires, les 220 Cuma du Cantal, fortes de quelque 2 500 adhérents, devront ainsi choisir dès cet automne, entre quatre statuts selon leur fonctionnement. C'est enfin “un véritable projet d'avenir et de définition des orientations pour nos Cuma” que souhaite le président Philippe Albisson. Des Cuma qui doivent, “entre autres, pouvoir bénéficier d'un accompagnement financier suffisant pour le développement des projets coopératifs”.

Un bel avenir

Si les Cuma bénéficient “d'aides significatives”, il regrettait cependant que les démarches pour mobiliser ces fonds soient parfois “longues et difficiles” et constatait que “la liste des matériels aidés par le conseil régional d'Auvergne s'est restreinte et n'est pas assez adaptée aux projets des Cuma dans notre zone d'élevage”. Un des atouts de la Cuma est de “pouvoir accompagner toute forme d'agriculture avec souplesse, soulignait-il, et d'apporter la réponse aux besoins de chacun. Elle est le moteur du développement technique de toute exploitation avec des matériels vecteurs de sécurité et de performances techniques. La Cuma doit pour cela posséder une vraie organisation et être un lieu où l'on débat, où l'on discute où l'on décide ensemble”. Des Cuma qui ont aussi “intérêt à réfléchir à leur avenir, d'autant plus dans une crise agricole qui sévit toujours et qui freine les projets. Elles doivent donc s'affranchir de l'esprit individualiste qui revient, alors que ce serait un bien pour les finances de nombre d'entre nous, de s'engager davantage au sein des Cuma”. Parmi les 220 Cuma que compte le Cantal, 120 marchent bien, estime la fédération : “Elles sont de bonne taille et offrent un service conséquent pour le besoin de l'agriculture locale, analyse Philippe Albisson, mais il y a encore trop de petites structures (à peine plus de huit adhérents) et il faudrait qu'elles se regroupent”. Ce qui va d'ailleurs dans le sens de l'évolution : “Les Cuma subissent la diminution du nombre d'exploitations et de leur agrandissement. Nous allons parallèlement vers plus d'adhérents mais aussi, moins de Cuma”.

 

Un bel avenir

Des Cuma qui, pour le président, sont, en résumé, promises à “un bel avenir, tant au niveau du volume des investissements qu'au niveau du rôle essentiel qu'elles ont pour faciliter l'installation des jeunes agriculteurs, mais aussi pour assurer la pérennité de toute autre exploitation”. Illustration de la philosophie Cuma, l'exemple de deux jeunes agriculteurs engagés en Gaec entre tiers était présenté en fin de réunion.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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