Cuma : Gagner du temps et de l'argent en s'entraidant

R. Saint-André

Plus qu'une coopérative, la Cuma, c'est aussi l'esprit de travailler ensemble, tout en dépensant moins.

Face à la crise, une solution : la Cuma. C'est en substance ce que l'on pourrait retenir de la dernière assemblée générale de la Fédération des Cuma du Cantal qui s'est tenue tout récemment à Saint-Chamant. Tant le président, Philippe Albisson, que l'animateur de la structure, Michel Bessat, se sont appliqués à démontrer que l'utilisation de matériel en commun représentait une alternative économique intéressante. Dans le département, un agriculteur sur deux est adhérent d'une Cuma. Près de 200 petites coopératives locales sont ainsi réparties sur l'ensemble du territoire. Mais aujourd'hui, elles doivent grandir et séduire encore davantage pour être toujours plus fortes et faciliter le travail d'un maximum d'éleveurs. La Cuma permet en effet une mutualisation - qui reste impossible avec des bâtiments ou un cheptel -, générant des économies d'échelle. Au matériel s'ajoute une dimension humaine et solidaire : l'entraide pour faire face à une somme de travail qui ne cesse de s'accroître.

Le quinté gagnant

Autant de notions reprises dans le “quinté gagnant”, véritable ligne de conduite que Philippe Albisson invite à suivre : la rentabilité (achat partagé de matériel performant) ; la solidité (capacité de résistance face à une conjoncture) ; l'ouverture (avec des adhérents de tous âges) ; la transparence (communication auprès des adhérents, notamment informations comptables) ; convivialité (rassembler les individus et prévoir des moments de détente). Pour l'avenir, le président de la Fédération formule des voeux. Il espère par exemple que les adhérents de Cuma sauront davantage partager les responsabilités : “fini le temps où le président était l'homme à tout faire” ; il soumet l'idée d'un responsable par matériel qui supervise l'entretien et gère le planning d'utilisation. Il pense aussi qu'il est utile de raisonner les investissements et les amortissements, au cours de réunions régulières, “sans tomber dans la réunionite aigüe”, mais au rythme de trois ou quatre par an. Michel Bessat souligne que désormais le maillage territorial est bien assuré. Surtout depuis que le secteur du nord-Cantal autour de Salers s'est désormais bien équipé pour une activité foin. Chaque Cuma dispose d'un parc de matériel très performant (tracteur puissant, faucheuse, andaineur, presse...) d'environ 130 000 euros. De quoi réaliser trois hectares par heure. Et confirmer le gain de temps. En 15 jours, un groupe de quatre à cinq adhérents termine un travail pour lequel chacun aurait du passer trois semaines sur son exploitation.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source Union du Cantal

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