D'après l'OCDE : Les prix agricoles mondiaux vont restés élevés

SC

Les prix agricoles mondiaux vont restés élevés au cours des dix prochaines années sans toutefois atteindre les pics de la crise alimentaire de 2006-2008, indiquent l'OCDE et la FAO dans leur nouveau rapport annuel sur les Perspectives agricoles.

Après la hausse spectaculaire des prix agricoles mondiaux entre 2006 et 2008, les prix des produits agricoles repartent à la baisse. Mais ils resteront, en moyenne, plus élevés que pendant la décennie écoulée. « La faiblesse persistante de l'économie mondiale freinera les prix des denrées de base au cours des 2 ou 3 prochaines années, puis ceux-ci devraient se raffermir sous l'effet de la reprise économique », souligne le rapport.

Les projections de prix pour les 10 ans à venir indiquent une augmentation, par rapport à la moyenne de 1997-2007 : de 20% environ pour la viande bovine et porcine ; de quelque 30% pour le sucre ; de 40 à 60% pour le blé, le maïs et le lait écrémé en poudre ; de plus de 60% pour le beurre et les graines oléagineuses et de plus de 80 % pour les huiles végétales. En termes réels (hors inflation), l'augmentation d'une décennie sur l'autre est bien entendue plus faible, mais reste très prononcée pour les produits végétaux (10 à 20%) et laitiers.



Prix mondiaux des produits de base plus élevés en moyenne (Source FAO/OCDE)

Prix mondiaux des produits de base plus élevés en moyenne (Source FAO/OCDE)

Des marchés fluctuants

Par le jeu d'un certain nombre de facteurs, les prix du marché pourraient cependant être plus variables qu'auparavant. Ces facteurs englobent ; la persistance de faibles ratios stocks-consommation; l'éventualité de conditions météorologiques plus instables ; une moindre réactivité de la demande des consommateurs aux fluctuations des marchés.

En terme de production, une augmentation de 40% de la production agricole mondiale d'ici à 2018 ne leur semble pas irréaliste à condition de réaliser les investissements nécessaires et de gérer certains risques notamment concernant les ressources en eau, soulignent les deux organisations.


Des gagnants et des perdants

Les prix élevés se traduisent par des gagnants et des perdants. Ils s'avèrent bénéfiques pour beaucoup de producteurs agricoles, dans les pays développés comme dans les pays en développement. Cependant, bon nombre d'agriculteurs des pays en développement ne sont pas reliés aux marchés, et ne tireront guère d'avantages, voire aucun, de la montée actuelle des prix.

Pour les pauvres, en particulier dans les zones urbaines des pays en développement importateurs nets de produits alimentaires, la situation va s'aggraver. Dans bien des pays à faible revenu, la nourriture représente en moyenne plus de 50 % du budget et le haut niveau de prix qui ressort de la présente édition des Perspectives entraînera davantage de personnes dans la malnutrition.

Attention à la hausse du prix du baril

Brossant un tableau plutôt positif du marché des denrées agricoles, les deux organisations appellent toutefois à prendre leurs projections avec prudence en raison des bouleversements économiques à venir et d'une possible remontée des cours du brut.

Si le baril de pétrole avoisinait les 90-100 dollars, les prix agricoles augmenteraient « considérablement » et la production serait fortement touchée, relève le rapport, qui a fondé l'essentiel de ses projections sur un baril à 60-70 dollars. Mercredi, le prix du baril oscillait autour de 70 dollars.

Pour plus de détails, cliquez sur le document pdf joint.

Pièces jointes

Source Perspectives agricoles de l'OCDE et de la FAo 2008 - 2017

Publié par SC

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