Dacian Ciolos rejette les critiques sur la réforme de la PAC

Dacian Ciolos rejette les critiques sur la réforme de la PAC
Dacian Ciolos : "Il ne faut surtout pas transformer la PAC en un magasin où chacun achète uniquement ce qui l'intéresse".

Le commissaire européen à l'Agriculture, le Roumain Dacian Ciolos, rejette les critiques formulées par plusieurs pays envers ses propositions de réforme de la politique agricole commune (PAC), assurant qu'à la fin "tout le monde va y gagner".

"Les propositions de réforme sont perfectibles, l'important est de maintenir l'esprit communautaire", a déclaré Dacian Ciolos lors d'une conférence de presse à Bucarest. "Il ne faut surtout pas transformer la PAC en un magasin où chacun achète uniquement ce qui l'intéresse", a-t-il souligné.

Sa réforme propose de mettre les agriculteurs "au vert", en conditionnant une partie des aides au respect de l'environnement, et de rendre la PAC plus équitable en plafonnant notamment les subventions aux gros exploitants. Plusieurs pays dont l'Allemagne et le Royaume-Uni ont critiqué cette proposition, évoquant le risque d'un morcellement.

"Le plafonnement des aides ne signifie pas que les grandes exploitations ne seront plus soutenues, mais que les fonds seront alloués de manière plus transparente", assure le commissaire. M. Ciolos qui estime que les pays ayant jusqu'ici bénéficié de subventions importantes ne devraient pas bouder le fait de devoir désormais partager le budget avec les nouveaux États membres, "qui n'étaient pas à la table au début".

Objectif : avoir une politique agricole commune et non pas 27 politiques nationales

"Il n'y aura pas de perdants dans cette réforme, et j'espère qu'à la fin tout le monde va y gagner : le secteur agricole dans son ensemble et le contribuable qui bénéficiera de produits de qualité et de bons prix", a souligné le commissaire.

Il a également rejeté les critiques de certains des nouveaux membres, dont la Roumanie, qui déplorent que le rééquilibrage des aides soit plus lent que souhaité, évoquant les difficultés à trouver un compromis acceptable pour les 27.

"Un rééquilibrage plus rapide pourrait entraîner un refus global des propositions de la part de certains pays", a-t-il mis en garde. "Mon objectif est d'avoir une politique agricole commune et non pas 27 politiques nationales", a conclu le commissaire. Ses propositions seront soumises à l'approbation des députés européens et des Etats membres.

Source d'après AFP

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