De l’ail pour persiller la Blonde d’Aquitaine

Raphaël Lecocq

De l’ail pour persiller la Blonde d’Aquitaine

A Lautrec (81), au pays de l’ail, Nicolas Daydé élève 120 mères Blonde d’Aquitaine. Une viande naturellement persillée qui ravit les boucheries locales et leurs clients. Et l’ail met du beurre dans la poire.

Lautrec, son ail. Le Tarn, ses gorges. Le CO, le Castres Olympique, son titre de champion de France de rugby 2013. Nicolas Daydé, son Gaillard. Gaillard, c’est pas sur la pelouse qu’il s’illustre mais dans les prés puisque Gaillard est un taureau de 4 ans et demi, avec un gabarit de 1ère ligne. Contrairement au CO qui évolue actuellement dans le ventre mou du Top 14 (redite-le avec l’accent du sud-ouest et vous allez vous surprendre en commentateur sportif), Gaillard vise le titre. L’an passé, en 2015, au stade de France (pardon à la Porte de Versailles), il a terminé 1er de sa section et champion toutes catégories du concours Blonde d’Aquitaine. On connait la difficulté des sportifs à enchaîner plusieurs succès de rang. La preuve avec le CO. Gaillard risque-t-il le même syndrome. « Pas sûr », répond Nicolas Daydé. « Gaillard est rompu à la compétition. C’est sa troisième participation. Il peut reproduire l’exploit ».

De l’ail pour persiller la Blonde d’Aquitaine

La boucherie : pour les bêtes, pas pour les éleveurs

Vous pouvez y mettre aussi l’accent mais là, c’est pas sûr que vous enfiliez pour autant le costume d’éleveur. C’est que chez les Daydé, on sélectionne la Blonde d’Aquitaine depuis plus de 50 ans. « Outre la vente de reproducteurs, la génétique nous permet d’améliorer les performances de notre élevage aux plans quantitatif et qualitatif, explique l’éleveur. Notre travail est reconnu aussi de ce point de vue par les boucheries traditionnelles, auprès desquelles nous commercialisons toute notre production. Actuellement, ça nous permet vendre au-dessus de 5 euros le kg contre moins de 5 en passant par des intermédiaires ». La boucherie traditionnelle, ce n’est donc pas la boucherie pour les éleveurs.

Du plat de côte au demi de mêlée

Nicolas travaille avec ses parents Nicole et Daniel. Et y a du boulot. 300 têtes en tout, 160 ha de prairies et de cultures et puis 2 ha d’ail de Lautrec. « On ne chôme pas ». Justement, Nicolas Daydé vient de recruter. Un demi de mêlée. Si si. Le demi de mêlée de l’Amicale du rugby de Marans (17). Quoi, vous connaissez pas ? Présentation officielle avec le maillot du club. « Je m’appelle William Groizeleau, j’ai 18 ans, je viens de Marans (17) et je suis élève à la Maison familiale de Puy-Sec à Saint-Martin de Fraigneau (85). Je viens de rejoindre Nicolas au Salon et dans la foulée, je vais passer trois semaines sur son exploitation ». La foulée… Le stade n’est pas loin. William est supporter de l’Atlantique Stade Rochelais, lui aussi dans le ventre mou du Top 14. Le Castres Olympique et le Stade Rochelais ont sauvé leur saison. Nicolas et William démarrent la leur, sous les sunlights du ring parisien.

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Commentaires 1

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personnellement je préfère l'oseille!!!! lol

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