Débat : Pesticides et alimentation », entre incompréhension et passion

AFJA

Marie Monique Robin, journaliste et auteure du livre « Notre poison quotidien » et Jean-Charles Bocquet, directeur général de l'UIPP (Union des industries de la protection des plantes) se sont farouchement opposés autour du lien entre pesticides et alimentation lors d'un débat organisé par l'AFJA.

Fabriquer du doute

La journaliste Marie Monique Robin a enquêté durant deux ans dans douze pays et elle met en cause l'utilisation des pesticides en pointant du doigt leur toxicité pour la santé humaine.
Elle s'appuie notamment sur des rapports de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), selon qui 80% des cancers dans les pays occidentaux sont liés notamment à l'environnement et aux produits chimiques, et aussi sur de nombreux travaux de scientifiques qu'elle a rencontrés et interviewés.

Selon elle, les fabricants de pesticides « gagnent du temps en fabriquant du doute » tout en cachant les conséquences de ces produits sur la santé de l'homme. Pour l'auteure, « certains scientifiques sont payés par les industriels pour dire des mensonges ».

Gérer au mieux le doute

Jean-Charles Bocquet a contesté les propos de Marie Monique Robin accusant directement les pesticides, et rappelle que leurs effets sont évalués sur l'homme et sur l'environnement, tout en précisant que les produits les plus anciens ont même été testés quatre fois.

Le directeur général de l'UIPP s'est attaché à défendre les fabricants de pesticides : « on travaille, on évolue pour gérer au mieux le doute ». Même si le secteur est très concurrentiel, les fabricants s'efforcent d'être plus transparents à travers une réglementation encadrée. Pour preuve, la mise en application, le 14 juin prochain dans le cadre de la règlementation européenne, d'une levée de restrictions sur la publication des données d'évaluations des produits.

De plus, les premiers résultats des études menées sur les fruits et légumes par les agences sanitaires concluent à une absence de risque pour la santé de l'homme, a assuré Jean-Charles Bocquet.

Marie Monique Robin, Erik Massin (AFJA), Jean-Charles Bocquet (DR)

Marie Monique Robin, Erik Massin (AFJA), Jean-Charles Bocquet (DR)

 

Source AFJA

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