Décembre 2010 : Les prix à la production augmentent de 4,2%

En décembre 2010, les prix agricoles à la production augmentent de 4,2% par rapport à novembre et de 21,6% sur un an, d'après l'Insee.

Le prix des céréales augmente de 7,9% en décembre par rapport au mois précédent. « Les marchés ont réagi à la hausse, face aux intempéries en Australie qui ont endommagé les blés de la récolte à venir : une partie sera déclassée en qualité fourragère » explique l'Insee. Le prix du maïs est également en hausse en réponse à des anticipations de stocks en baisse sensible. Sur an an, es cours des céréales sont en hausse de 87,4% (93,2% pour le blé) !

Le prix des oléagineux augmente également fortement en décembre (+10,5 %), du fait d'une forte demande et de disponibilités restreintes pour le colza et le tournesol.

Fruits frais : +23,3 % sur un an

Pour les autres productions végétales, le prix du vin augmente également (+3,6 %) notamment les vins de qualité. Pour les millésimes de certains vins d'appellation, les négociants ont davantage augmenté leurs tarifs en 2010 qu'en 2009.

Le prix des fruits frais augmente nettement en glissement annuel (+23,3 %). « La poire et la pomme se commercialisent à des prix plus élevés en raison de moindres productions européennes » explique l'Insee. Les prix du kiwi et de la noix sont également en hausse, par suite d'une offre moins abondante.

Quant aux prix des légumes frais, ils affichent également une forte augmentation en glissement annuel (+36,9 %). Le sol gelé en profondeur a limité les arrachages de poireaux et de carottes, tout en augmentant les coûts de manutention. Le froid a aussi eu pour conséquence le ralentissement de la production de mâches, de salades et de choux-fleurs.

 

Le prix des animaux augmente légèrement

En données corrigées des variations saisonnières, le prix des animaux augmente en décembre (+1,2 %). Seuls les ovins accusent une très légère baisse de prix tandis que le prix du porc, en particulier, est élevé, en raison d'une demande vigoureuse à l'export. Le prix des oeufs remonte (+8,2 %), après avoir chuté pendant un an.

Le prix des consommations intermédiaires est en hausse sur un mois, du fait de coûts plus élevés de l'énergie, des engrais et de la hausse encore plus sensible du prix des aliments pour animaux.

 

 

Source Insee

Sur le même sujet

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier