« Des phytos hors-la-loi, ce n'est pas pour moi »

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« Des phytos hors-la-loi, ce n'est pas pour moi »

Jusqu'au 30 mai 2014, le ministère de l'Agriculture lance en partenariat avec les professionnels du secteur une campagne de sensibilisation des acteurs du monde agricole sur les dangers liés à l'achat et à l'utilisation des pesticides illégaux en France.

Les différentes origines de la fraude

-    Importations illégales de produits autorisés en France mais que l’on importe pour ne pas avoir à en payer les taxes ;

-    Produits autorisés autrefois en France mais désormais retirés de la vente ;

-    Produits phytosanitaires autorisés dans d’autres pays, mais interdits en France…

« Qu'il s'agisse de crime organisé ou de simple négligence, l’importation et l’utilisation de produits phytosanitaires non-autorisés ou contrefaits constituent une menace pour l’environnement  et pour la santé des consommateurs comme des agriculteurs, qui en sont souvent les premières victimes », précise le communiqué du ministère.

L'objectif de cette campagne est d'alerter, d'informer et d'aider les utilisateurs professionnels et distributeurs à acquérir les bons réflexes pour se prémunir des risques liés à l'achat et l'usage de pesticides interdits ou contrefaits en France. Au programme :  campagne média dans la presse spécialisée, distribution d'affichettes et de dépliants dans les points des vente des distributeurs, mise à disposition d'un numéro vert (0805 532 532) et d'un espace web dédié (info-phytos.gouv.fr).

Jusqu'à 6 mois d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende

Pour rappel, en plus des risques sur la santé et sur l’environnement, l’achat et l’utilisation de produits non autorisés exposent les professionnels à des sanctions pouvant aller jusqu’à 6 mois d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

En 2010,  l’Agence Régionale de Santé de la région Languedoc-Roussillon a relevé dans les eaux de la région la présence de 10 substances interdites en France. En mars dernier,  la Confédération paysanne s’était également alarmé d'une "recrudescence" de l'utilisation des pesticides illégaux. Elle citait notamment l’exemple d’un fongicide interdit en France mais qu'on se procurerait facilement dans la région de Figueras (Espagne) : le  Maypon Flow, de la carbendazime, un produit, « toxique dangereux pour l'environnement, qui peut provoquer des altérations génétiques héréditaires», selon le syndicat. Le phénomène toucherait aussi le Nord-Pas-de-Calais avec un approvisionnement illégal via la Belgique.

Cette campagne entre dans le cadre du « plan d’actions de lutte contre le commerce illégal de produits phytosanitaires et l’importation de produits chimiques non identifiés (PCNI) »,  mis en place en septembre 2013 par le ministère, dans le cadre d’Ecophyto.

Lire aussi : La Confédération paysanne dénonce l'importation facile de pesticides espagnols interdits

 

Source Ministère de l'Agriculture

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Commentaires 8

Gaffal

Du coup ça illustre bien la distorsion de concurrence entre les différents pays d' Europe !
En Espagne , il peuvent utiliser la carbendazime pas cher à gogo...

evdiemment

personne n'a forcé les consommateurs a achater des produits conventionnels et il y a assez d'emission et de journaux pour les informer la realité c qu'ils ont fait le choix de payer le moins cher possible , mais qu'ils n'en assument pas les consequences c comme pour les incinerateurs , on produit des dechets mais les icinerateurs c'est ailleurs et en plus on rechigne a trier, c'est comme les boues de stations d'epuration les paysans sont des vilains pollueurs je propose donc qu'on leur laisse leur tas de m...devant leur porte et que le tout a l'egout soit bouché immediatement
le consommateur a des convictions a geometrie variable on constate la realité de ses contracdictions tous les jours, polluer ailleurs c pas grave , on y peux rien s'ils ont été lobotomisés par la pub et qu'ils bossent 35h ou sont chomeurs mais 'nont jamais le temps de faire la cuisine ils preferent les lasagnes spanghero

@neutron

Mets sur les étals des fruits ou des légumes avec des petites taches et d'autres nickel et regarde lesquels ne sont pas achetés.
Donc oui les consommateurs sont responsables car leur habitudes alimentaires les ont formaté.

43p

les consommateurs qui ralent contre nos emplois de phyto et d'engrais à outrances sont bien contents d'avoir un "copain" agriculteur qui leur fournit le produit miracle pour leur jardin contre les doryphores par exemple ou de mettre de l'engrais discretement pour avoir des légumes plus joli que le voisin.seulement l de produit les drogue pour combien d'années?

neutron39

tu as raison , c'est les consomateurs les responsables, je n'y avais pas pensé merci je ferai suivre...

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