Digues : « Préservons notre outil de travail »

Vendée agricole Rédaction

Christian Aimé et Jean-Luc Robineau
Christian Aimé et Jean-Luc Robineau - (c) vendée agricole

 La chambre d’agriculture, la FDSEA et les JA ont fait le point à L’Aiguillon, à l’arrivée des eaux du Lay.

« C’est ici-même à l’entrée de l’Aiguillon sous ce pont qu’arrivent les eaux des 480 000 ha du bassin versant du Lay » explique Jean-Luc Robineau, agriculteur à Grues et délégué cantonal de Luçon. En contre-bas du pont, les niveaux d’eau sont déjà bien redescendus. Les monticules de terre qui bordent cette partie rappellent que ce secteur sous apparence calme a été victime de Xynthia. Quatre ans après, il n’a pas encore bénéficié de travaux de rénovation. Alors que les études commandées pour la consolidation des digues sont en cours de réalisation, des incohérences apparaissent, pointées par les représentants agricoles : « à partir du coût/bénéfices calculés par la Dréal, la côte de 4,5 mètres semble être retenue pour les travaux de rehaussement des digues. Or les digues sont déjà au-dessus, à 5 mètres dans la baie de l’Aiguillon. Ce que préconisent les bureaux d’étude nous paraît en-deça de la réalité. », commentent conjointement le président de la chambre d’agriculture, Christian Aimé et Jean-Luc Robineau.

 

 

Qui fait quoi ?

 

Christian Aimé s’interroge sur le devenir des parcelles agricoles.  « Si nous laissons faire, nous acceptons que les terres agricoles passent en zone d’expansion des crues.  C’est notre outil de travail qui est en danger ».  Les représentants agricoles s’accordent aussi sur des travaux qui peuvent s’effectuer sans trop alourdir le budget des rénovations. « Nous sommes capables de mener les travaux  en cohérence  avec les ouvrages de front de mer. Sur place, une pelleteuse peut faire la digue sans importer de terre d’un autre département comme le préconisent les études. Nous ne saisissons pas pourquoi la DREAL tient la plume et la grille de calcul. La chambre d’Agriculture est capable d’apporter les éléments techniques, économiques et de prospective du marché. Nous souhaitons être dorénavant associés au calcul de coût/bénéfices pour apporter cette expertise ». Le message a été transmis aux institutions publiques. Une rencontre avec la DDTM a été organisée ce mercredi pour décrypter l’analyse coût/bénéfices sur laquelle s’appuient les études.

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