DiNA Cuma : premiers dossiers déposés, premiers succès à conforter

Sophie ORIVEL

Le dispositif national d’accompagnement des Cuma, intitulé DiNA Cuma, vient de terminer son premier semestre. Les résultats sont très encourageants, avec 630 dossiers déposés.

Le DiNA Cuma : deux axes d’accompagnement

Pour mémoire, ce dispositif, qui fait suite aux prêts bonifiés, se compose de deux aides à destination des CUMA :

  • une aide aux investissements immatériels dont l’objet est d’accompagner la réflexion stratégique des adhérents de Cuma sur les dimensions économiques, environnementales et sociales et la structuration des Cuma ; ceci peut se concrétiser par l’embauche d’un salarié, la création d’Intercuma ou de Cuma intégrale, la mise en place de démarches de groupe visant l’adoption de nouvelles pratiques (GIEE), etc.
  • une aide aux investissements matériels pour la construction de hangars et de bâtiments annexes.

Des régions dynamiques

L’enveloppe dédiée au DiNA Cuma est de 2,5 millions d’euros par an, avec un maximum de 1 500 euros par Cuma, subventionné à hauteur de 90% pour la partie Conseil et 20% du montant total pour la construction d’un hangar.

Après 6 mois de mise en place, les Cuma de certaines régions sont particulièrement demandeuses avec une utilisation quasi totale de l'enveloppe allouée : Nouvelle Aquitaine (100%), Ile-de France (100%), Occitanie (68%).

On compte par ailleurs une vingtaine de dossiers déposés pour la construction de hangars. 

Une ambition à confirmer

Si on constate de fortes attentes du réseau Cuma, il existe cependant des freins dans les procédures administratives, en particulier sur le dispositif hangar ; en effet, la ligne spécifique hangar n'a pas été ouverte dans une majorité de régions. Ceci reste un enjeu pour 2017, tout comme le déploiement plus massif auprès des Cuma de la démarche de ce conseil stratégique

 

Pour Christophe PERRAUD, Secrétaire général de la FNCUMA, « le DiNA Cuma est un levier essentiel pour les Cuma. Dans le contexte actuel de mutation de l'agriculture, la réflexion stratégique est la fondation indispensable à la construction de solutions collectives toujours mieux structurées, pour fixer plus de valeur ajoutée sur les exploitations, et pour dynamiser le développement socio-économique des territoires. En s'appuyant sur cette première année de mise en place, le réseau des Cuma se mobilise déjà pour déployer le DiNA Cuma de manière encore plus intense en 2017.

Le fait que les Cuma se saisissent aussi massivement du dispositif démontre toute sa pertinence, mais également la nécessité du soutien à l'accompagnement des collectifs agricoles par les pouvoirs publics. »

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