Doux : Charles Doux a tenu sa promesse suite aux pressions

Rédaction Vendée agricole

Les éleveurs ont été payés de 50% de leurs créances lundi dernier. Noël Rambaud, premier président de l’association livre ses impressions.

« J’ai touché environ 20 000 euros. Ce qui correspond à 50% de mes créances. La somme était sur le compte à 9h lundi matin » commence Noël Rambaud, depuis 25 ans chez Doux, avec 2600 m² de volaille et 100 ha de terre. « C’est une victoire collective, ça va redonner un peu de souffle aux éleveurs ».
Pour rappel, suite à la dernière assemblée générale extraordinaire de l’association des producteurs Doux de Chantonnay, plus de 90 éleveurs avaient voté, à l’unanimité et à bulletin secret, l’arrêt des mises en place à partir du 30 septembre, s’ils n’étaient pas payés de 50% de leurs créances.
« Les éleveurs étaient prêts à aller jusqu’au bout et à ne pas mettre en place » ajoute Noël Rambaud. « Vendredi, tous les éleveurs ont reçu un courrier du groupe Doux, leur confirmant la télétransmission électronique d’un virement d’un montant équivalent à 50% du montant dû avant le redressement judiciaire ». Cette somme correspond à « 36% d’acompte provisionnel sur créance et 14% à titre d’avance sur fonds de roulement », d’après le courrier, « éventuellement compensable sur les deux dernières annuités du futur plan de redressement ».
Noël Rambaud ajoute : « Nous attendons maintenant avec impatience l’audience au tribunal de Quimper du 9 octobre et de fin novembre pour récupérer les 50% restants. »
Noël Rambaud a été le 1er président de l’association : « je me rends compte que l’association est indispensable pour que les éleveurs soient unis. Nous ne savions pas à l’époque que sa création nous servirait autant aujourd’hui. En 1993, les éleveurs étaient allés manifester avec le groupe Doux pour le maintien des restitutions, à cette occasion, les éleveurs s’étaient regroupés en association, ce qui a permis, par la suite, des améliorations dans les élevages, des commandes groupées de mangeoires… L’association a permis également d’avoir été très réactif dès le début du redressement judiciaire du groupe Doux. Les éleveurs doivent surtout rester unis. C’est indispensable de garder la production à Chantonnay ».

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Commentaires 1

Hergé

Faux! Les éleveurs de la région Centre n'ont pas touché un centimes!

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