Doux : les sept repreneurs doivent revoir leur copie

Doux : les sept repreneurs doivent revoir leur copie

Sept propositions de reprise du groupe volailler Doux ont été déposées jeudi auprès de l'administrateur judiciaire mais aucune ne satisfait le ministère du Redressement productif qui les a jugées insuffisantes.

Sofiproteol : « structurer la filière française de la volaille »

Doux : les sept repreneurs doivent revoir leur copie
Sofiprotéol est l’acteur financier et industriel de la filière française des huiles et protéines végétales, qui comprend les oléagineux, comme le colza et le tournesol, et les protéagineux.

L’offre du groupe Sofiprotéol rassemble les différents acteurs français du secteur volailler : Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia, dont certains ont également fait des offres individuelles.

Dans un communiqué, Sofiprotéol précise que son offre est "une offre coordonnée et structurante des activités du groupe Doux, concernant la globalité des activités et des marchés de Doux et répondant ainsi aux souhaits des pouvoirs publics".

Cette offre "vise à structurer la filière française de la volaille de l'amont à l'aval, avec l'ambition d'améliorer la compétitivité de l'offre française". Elle "assure des débouchés aux éleveurs de la région et s'efforce de préserver l'emploi, tout en veillant à ne pas fragiliser économiquement les entreprises impliquées dans la reprise", fait valoir Sofiprotéol.

Les établissements Daviet, Cavac Ciab, Financière Turenne Lafayette, LDC, Sofiprotéol, Tilly-Sabco ont déposé leur dossier avant l'heure limite fixée à 18h par l'administrateur judiciaire, Régis Valliot. L’offre de Terrena, parvenue à l'administrateur judiciaire après le délai, a été dévoilée un peu plus tard.

Le tribunal de commerce de Quimper doit examiner les dossiers dans les jours à venir et se prononcer sur le nom du repreneur le 16 juillet.

Le ministère du Redressement productif a d'ores et déjà fait savoir que ces offres étaient insuffisantes et que les repreneurs devaient améliorer leurs propositions.  "Aujourd'hui, le compte n'y est pas dans les offres qu'on a, de manière générale", a déclaré une source dans l'entourage du ministre Arnaud Montebourg. "Nous demandons aux repreneurs potentiels d'améliorer leur offre ». (...). « Toute solution qui séparerait les actifs des sites n'est pas envisageable", poursuit-il.

L'administrateur judiciaire présentera vendredi matin l'ensemble des offres aux syndicats lors d'un comité central d'entreprise à Châteaulin (Finistère) où siège la direction du groupe.

Source avec AFP

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