Doux : les syndicats craignent des licenciements

Doux : les syndicats craignent des licenciements

Les syndicats du groupe volailler Doux, mis en redressement judiciaire début juin, ont déclaré être sans illusion et s'attendent à "1.500 licenciements minimum", suite au Comité central d'entreprise à Châteaulin.

"On s'attend à 1.500 licenciements minimum, ça fait beaucoup et l'impact social dans la région sera grand", a déclaré le délégué central syndical adjoint CFDT Jean-Luc Guillart à l'issue du CCE qui a duré toute la journée. "Au niveau social, ils (les repreneurs) sont décalés avec nous. Ils sont très tendus sur les reprises de salariés mais ils vont voir s'ils peuvent améliorer les offres", a-t-il ajouté.

  Concernant les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE), "on a demandé qu'ils les financent, et les cellules de reclassement aussi. Il y aura des tractations et on ne sait pas comment cela peut être amélioré", a également dit M. Guillart.

  Le PDG du groupe, Charles Doux, a jugé mardi que "les offres de plan de cession présentées sont consternantes, tant au plan social, qu'au plan économique", tout en affirmant qu'il présenterait son plan de financement et les grandes lignes de son plan de continuation le 24 juillet.

  Selon le groupe "le plan de continuation réunira au sein du capital, les éleveurs, les salariés et de nouveaux investisseurs qui sont des professionnels du secteur". 

  Mais que ce soit avec les repreneurs ou avec le groupe Doux, "il y aura de la casse sociale". "Il y a aujourd'hui entre 1.500 et 2.00O salariés qui vont perdre leur emploi", a commenté la déléguée centrale syndicale FO Nadine Hourmant. "Il faut mettre un plan d'accompagnement des salariés. Ils vont être licenciés avec le minimum légal du licenciement économique. Certains salariés, pour 20 ans de boîte, ça va représenter même pas 10.000 euros. On demande des offres avec de meilleurs accompagnements (pour le départ) des salariés", a-t-elle déclaré.

  Guillaume Garot, ministre délégué à l'Agroalimentaire, a lui affirmé que "l'Etat soutiendra un projet durable, répondant à une logique du donnant/donnant. Il n'y aura pas d'argent public sans effort de chacun des partenaires. C'est ce que j'appelle +l'effort juste+".  Mais concernant le plan annoncé par Charles Doux, "Je reste dubitatif", a-t-il affirmé.

Source avec AFP

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