Doux : un millier d'emplois perdus, malgré la reprise de 5 sites

Le tribunal de commerce de Quimper a validé les offres de reprise partielle de cinq des huit sites du pôle frais du groupe Doux en liquidation judiciaire. 700 emplois environ seront préservés sur un total de près de 1.700.

Le tribunal de commerce a choisi de valider les offres de reprise partielle des sites de Blancafort (Cher), Boynes (Loiret), Laval (Mayenne), Sérent et Pleucadeuc (Morbihan). Les trois autres sites du pôle frais ne bénéficiaient pas d'offre de reprise et sont donc liquidés : Graincourt (Pas-de-Calais), La Vraie-Croix (Morbihan) et Le Pontet (Vaucluse).

Les offres validées permettent de sauver 130 emplois sur un total de 243 sur le site de Blancafort, repris par le groupe Glon Sanders, 135 emplois sur 407 à Pleucadeuc, repris par Doux par le biais de sa société Galina. A Laval, les 303 emplois du site sont repris dans leur totalité par le groupe LDC, qui conserve également 60 emplois sur les 177 du site de Sérent. Glon Sanders et Duc reprennent à Boynes 95 emplois sur 170. Ces chiffres comprennent les CDI, mais aussi les CDD employés sur chaque site.

Deux autres petits sites de Doux, qui ne font pas partie du pôle frais, à Amilly (poussins) et Clémont (aliment), sont également repris par Glon Sanders et Duc ensemble pour un total de 23 emplois sauvegardés sur 33.

Plus de 1.000 licenciements

"Ce n'est pas une satisfaction d'annoncer qu'il y a plus de 1.000 licenciements, surtout dans une entreprise comme la nôtre qui avait du potentiel pour préserver tous les emplois. On a laissé l'entreprise à la dérive et c'est les salariés qui paient les pots cassés. Je ne suis pas du tout content", a lancé Jean-Luc Guillard, responsable syndical central CFDT Doux, après avoir pris connaissance du jugement rendu par le tribunal. Les organisations syndicales souhaitaient une reprise globale de tous les sites du pôle frais et avaient appelé au dessaisissement du tribunal de commerce au profit d'une juridiction professionnelle.

"L’État ne laissera tomber personne", a assuré le ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot. "Tous les services sont mobilisés", a-t-il ajouté. "Dès demain matin, je serai présent à Rennes pour rencontrer les représentants des salariés et voir quelles solutions d'accompagnement personnalisé peuvent être proposées aux salariés licenciés", a indiqué le ministre.

Concernant les autres activités du groupe (export et produits élaborés), le tribunal a fixé la période d'observation jusqu'au 30 novembre.

Source Afp

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