Droit à l'erreur: la FNSEA "vent debout" contre un point du projet de loi

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Droit à l'erreur: la FNSEA "vent debout" contre un point du projet de loi

La FNSEA s'est dit mardi "vent debout" contre un point du projet de loi sur le "droit à l'erreur" qui prévoit la suppression du contrôle des structures agricoles, et risque selon elle de déboucher sur une concentration excessive des exploitations.

"Nous sommes extrêmement inquiets et vent debout contre" le projet de suppression du contrôle des structures agricoles, a dit Henri Bies-Pere, deuxième vice-président de la FNSEA et éleveur laitier des Pyrénées-Atlantiques, lors des voeux de la FNSEA à la presse. "Ce serait catastrophique pour l'installation des jeunes agriculteurs" et déclencherait une "flambée" des prix du foncier, a pour sa part estimé la présidente du syndicat Christiane Lambert.

Le projet de loi "pour un Etat au service d'une société de confiance", également surnommé loi sur "le droit à l'erreur", qui sera débattu à l'Assemblée du 23 au 26 janvier, prévoit trois dispositions concernant l'agriculture. C'est celle portant sur la suppression à titre expérimental dans certains départements des commissions contrôlant l'accès aux terres agricoles qui fait débat. Cette disposition "signifierait qu'il n'y aurait plus de maîtrise sur la taille des exploitations agricoles et les installations de jeunes agriculteurs" a dit M. Bies-Pere.

Lorsqu'un agriculteur souhaite exploiter des surfaces au dessus de la taille moyenne d'exploitation de son département, il doit passer devant une commission spécialisée chargée de statuer sur l'attribution des terres, composée paritairement de professionnels et de membres de l'administration. "Si on supprime ces commissions afin d'économiser quelques postes de fonctionnaires, on va aller encore plus rapidement vers une concentration des exploitations, c'est clair" a estimé M. Bies-Pere.

"Dès que des terres vont se libérer, les agriculteurs les plus dynamiques pourront s'agrandir démesurément, et les exploitations de taille moyenne n'auront pas la possibilité de conforter leur outil de travail" a-t-il ajouté. "Nous ne sommes pas contre un certain agrandissement des exploitations lorsqu'il permet une amélioration de leur efficience. Par exemple, pour pouvoir investir dans un robot de traite, le seuil de rentabilité est de 70 vaches, au dessous ce n'est pas possible" a-t-il ajouté.

"Bien évidemment, il va y avoir une concentration dans l'agriculture française, mais certainement pas aux niveaux que l'on connait aux Etats-Unis, en Ukraine ou en Roumanie, à condition que l'on maintienne le contrôle des structures" a-t-il dit.

Sans contrôle, les exploitations dans les régions céréalières atteindront "rapidement" 4 ou 500 hectares contre 150 ha actuellement, a-t-il estimé. A l'inverse, selon la FNSEA, le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, Laurent Wauquiez (LR), s'est "porté candidat" pour expérimenter cette suppression.

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Commentaires 21

moitoi

le contrôle des structures se fait très bien dans les départements ou les commissions de contrôle des structures fonctionnent avec intelligence, c'est a dire en accord avec toutes les composantes pro agri syndicales. Les objectif doivent être clairs et non modifiés a la tête du client. tenir le cap...

fiente

moi qui croyait que le droit à l'erreur concernerait une certaine clémence en cas d'anomalies constatées lors de contrôle.
notre droit à l'erreur est de reconnaitre notre tort d'avoir choisi ce métier, il faut laisser cela aux esclaves, les paysans historiquement sont toujours des serfs en 4x4

Bruno 02

Bon, ben au moins on sait quel avenir est réservé à l'agriculture : les petits crouleront, les moyens aussi, les gros s'en tireront peut-être à grand coup de rabots sur les charges de structures.
Au fond, qui ne l'avait déjà pressenti avec cette Pac rabotée de 10% par an ?
Un coup de covercrop, un semis à la volée, un coup de herse, 80 unités d'azote et en juillet une moisson de 50 quintaux si Dieu veut.

agrume856

la fnsea me fait rigoler qui sont les roi de la safer ....la fnsea .les cooperatives immense ces quoi des regroupement d agriculteur comme d habitude du blabla

CRASH38

La FNSEA vent debout contre la suppression du contrôle des structures ? C'est lui arracher le cœur, son gagne pain, son faire valoir de ses copinages, les dividendes des SAFER, les coups de pouce à l'avancement des fonctionnaires larbins, les soutirages des crédits des chambres d'agriculture pour payer les syndicalistes, ses agrandissements en sous main, ...J'en passe et des meilleurs contre les quelles je me suis battu !
Laisser les fermes au 1000 vaches et 1000 porcs bio ! C'est le seul avenir de l'agriculture de l’intelligence !

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