Eco Artisan® : Une formation indispensable pour les artisans du bâtiment

Jean-Marc Authié

Impliquée depuis longtemps dans le domaine du développement durable, la Confédération artisanale des petites entreprises du bâtiment (Capeb) anticipe sur l'avenir.

Dans un contexte de crise, et face aux nouveaux enjeux énergétiques et environnementaux, l'artisanat du bâtiment va devoir relever de sacrés défis. Pour différencier et valoriser les artisans qui seront capables de répondre aux enjeux du Grenelle de l'environnement, la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) a créé le label Eco Artisan®. Alain Lacroix, président de la Capeb Cantal, souhaite que ses adhérents s'engagent dans cette formation et prennent conscience des perspectives d'avenir. “Je veux que demain, au moins 80 % des adhérents de la Capeb soient sensibilisés à l'éco-artisanat et ce, sur l'ensemble des économies d'énergies. Tous les métiers du bâtiment sont concernés. Pour l'instant, sur le département, nous sommes les seuls à avancer sur le sujet”, explique le président. La Capeb du Cantal, ce sont 350 ressortissants sur les quelque 1 200 artisans du bâtiment recensés aujourd'hui. “Je ne veux surtout pas que demain on vienne me dire que l'on n'a rien fait”, poursuit-il.

Démarche volontaire

Initiée par l'ancien président Michel Peyral, la dynamique Eco Artisan® se poursuit. Depuis 2009, déjà deux sessions de formation ont eu lieu, la troisième est en cours et la quatrième est programmée pour le mois de mai. Déjà près d'une trentaine de maçons, menuisiers, peintres-plâtriers, plombiers ou encore électriciens ont obtenu le label. “Par le Grenelle, les enjeux de demain sont majeurs avec un accroissement d'activité en perspective puisqu'on parle, au niveau national, de plus de 31 millions de logements à rénover pour une enveloppe de travaux estimée à 600 milliards d'euros”, insiste Alain Lacroix.

Le label Eco Artisan®, c'est tout d'abord une démarche volontaire et ouverte à l'ensemble des entreprises. Eco Artisan® repose sur trois engagements fondamentaux : - Proposer au client et être capable de réaliser une évaluation des performances thermiques globales de son logement ; - Conseiller des solutions techniques cohérentes améliorant l'efficacité thermique du logement ; - Proposer des solutions adaptées et efficaces, établir des devis en vue d'optimiser la performance énergétique du bâtiment ; - À réception des travaux, vérifier la qualité des travaux réalisés. Pour devenir éco-artisan, rien de simple, il suffit de prendre contact avec la Capeb, faire un point sur les compétences et vérifier ses connaissances via un quiz. L'artisan peut alors s'engager dans une Formation aux économies d'énergie des entreprises du bâtiment (FEEbat). Une fois inscrit à l'examen, il faut réussir un questionnaire à choix multiples et obtenir au moins 32 bonnes réponses sur 40. “Une fois labellisé, l'éco-artisan sera audité tous les trois ans par un organisme indépendant qui veillera au respect des engagements du label, précise le président. À la Capeb, nous considérons que devenir éco-artisan, c'est aussi être mieux armé face à la concurrence qui se développe actuellement. Mais pour le client, ce sera également une garantie supplémentaire du travail fourni”. “C'est pour ça que demain, sur un chantier, tout le monde devra parler le même langage, martèle Alain Lacroix. La collaboration entre les différents corps de métiers sera encore plus grande car les normes en matière d'économies d'énergies seront très rigoureuses, d'autant que la Réglementation thermiques (RT) ne cesse d'évoluer. “Nous, nous sommes déjà sur la RT 2012 et capables de proposer des travaux qui seront de toute façon obligatoire demain, tant dans la construction neuve que dans la rénovation”.

Source L'Union du CANTAL

Sur le même sujet

Articles publiés par ce partenaire

Commentaires 0

Pour réagir à cet article, merci de vous identifier