Écotaxe : la profession n’en veut pas!

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Écotaxe : la profession n’en veut pas!
L’écotaxe est contraire aux intérêts des entreprises. Ces actions syndicales sont des coups de semonce. Des concertations intenses sont d’ores et déjà engagées. © FNSEA 44

Dans le cadre d'une journée d'action nationale, la FNSEA 44 et Jeunes Agriculteurs 44 ont mené ce mardi 22 octobre des opérations « coups de poing » à plusieurs endroits du département pour dire « NON à l’écotaxe ».

Pour les agriculteurs de la FNSEA et de JA, ce n’est pas le moment d’en rajouter une couche supplémentaire. « L’éco-taxe est une très mauvaise idée pour l’économie française en générale et pour l’agriculture et l’agroalimentaire en particulier », expliquent, les présidents de la FNSEA 44 et de JA 44, Alain Bernier et François Guyot. En effet, on estime que les produits agricoles vont supporter 5 ou 6 fois la taxation, alors que les produits importés ne la subiront qu’une seule fois.

"Compétitivité et écotaxe ne riment pas ensemble"

Les producteurs demandent par conséquent l’ajournement pur et simple de cette écotaxe, qui est supposée se mettre en place au 1er janvier 2014. « Quand la croissance sera au rendez-vous, quand la compétitivité de nos entreprises sera revenue au niveau des autres pays européens, quand l’harmonisation sociale et fiscale sera une réalité à l’échelle européenne, il sera toujours temps de reparler de cette nouvelle taxe et d’en décider l’application pour tous les pays de l’Union européenne. Mais en attendant, nous n’en voulons pas ! »

Une taxe toute sauf écologique

Cette écotaxe, décidée sous le gouvernement Sarkozy, dans le cadre du Grenelle de l'environnement, n'a en réalité pas grand-chose d'écologique, quand on voit que même les camions électriques seront taxés... Pire que ça, elle ne changera surtout rien aux déplacements routiers et à la rationalisation des transports. « Et s'il est vrai que cette taxe est destinée à financer le développement de moyens alternatifs comme le ferroutage ou le transport fluvial, on ne voit pas bien le bénéfice que pourraient en tirer les filières agricoles et agroalimentaires, qui occupent par définition tout le maillage territorial. »

Le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, suite aux actions syndicales, a déclaré « il faut qu’on soit attentif, il y a certainement des choses qu’il faut améliorer ». Enfin, beaucoup s'interrogent déjà sur la gestion de cette taxe qui devrait rapporter plus de 1,3 milliard d'euros à l'État français, mais dont on nous annonce que 300 millions seront nécessaires pour les frais de gestion, assurés par une société… italienne !

Une concertation intense est donc en cours avec les différents acteurs économiques du territoire régional qui sont tous opposés à l’écotaxe. D’autres démarches et d’autres actions de plus grande envergure seront sûrement menées dans les prochains jours.

Delphine Barel

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