Elevage : « On ne demande pas la mer à boire »

Rédaction Vendée agricole

Ce mercredi, FDSEA et JA du canton du Poiré-sur-Vie sont allés à l’inauguration du Leclerc du Poiré avec tracteurs et revendications. Pour eux, la revalorisation des prix est indispensable pour la survie de l’élevage.

Sur les tracts distribués aux consommateurs, les éleveurs du canton du Poiré-sur-Vie ne demandaient pas la mer à boire ce mercredi devant le tout nouveau Leclerc inauguré ce jour-là. « Juste quelques centimes du kg pour sauver l’élevage » expliquent Guillaume Voineau des JA et Philippe Baffreau président de l’union cantonale du Poiré-sur-Vie.

Information au consommateur

Le parking du nouveau Leclerc du Poiré-sur-Vie a fait le plein dès 9h30. Les consommateurs curieux d’aller y faire leurs courses ont défilé toute la matinée et la trentaine de producteurs du canton ont rapidement installé quelques tracteurs pour filtrer le passage. « Pas de barrage, juste un filtrage, car on est là pour faire passer notre message sans incident » avait annoncé Philippe Baffreau avant de commencer l’action. Une bâche, rédigée par les JA, a aussi été installée le long du rond-point avec l’inscription « Leclerc c’est moins cher, ça nous met par terre ». Le décor était planté et les agriculteurs ont accueilli chaque voiture individuellement. « Voici ce que vous payez, ce qui nous revient actuellement et ce que l’on demande» ont répété les agriculteurs, tracts à l’appui. Lait de vache, côte de porc, poulet, steak haché de bœuf, à chaque exemple le besoin de revalorisation était exprimé.

Symbole

« La cible n’est pas le consommateur mais bien les distributeurs qui peuvent aussi prendre en charge ces hausses de quelques centime sur leurs propres marges » a insisté Philippe Baffreau. Si l’action s’est déroulée au Poiré-sur-Vie c’est pour le symbole, avec l’ouverture de ce nouvel hypermarché. « Tous les distributeurs sont dans notre collimateur » ont rappelé les agriculteurs alors que la veille se tenait la table ronde régionale à Nantes avec tous les maillons de la filière agroalimentaire. « Nous voulons maintenir la pression pour que les annonces se concrétisent ».

Les agriculteurs du coin

 Il faut dire aussi que les agriculteurs étaient curieux d’aller voir de plus près les rayons de ce nouvel hypermarché qui entend valoriser la production locale sous la marque « C du Coin ». C’est en délégation qu’ils sont allés vérifier les étiquettes des rayons viande et lait. « Les producteurs locaux sont mis en avant mais c’est surtout des produits d’appel qui représentent une faible part du chiffre d’affaires» ont rappelé les éleveurs au directeur du magasin. « La marque locale c’est très bien mais il ne faut pas oublier de valoriser l’essentiel de la production sinon il n’y aura plus d’élevage en France et tout viendra d’ailleurs » a affirmé Guillaume Voineau. Par exemple, la plupart des barquettes de viande ne portaient pas le logo VBF même si l’origine de la viande était bien française. « La France garantit  des cahiers des charges de production stricts, c’est illogique de ne pas afficher ce logo et de ne pas valoriser les produits à hauteur des coûts de production. L’élevage c’est des emplois ! » ont conclu les agriculteurs qui se sont présentés comme « les producteurs du coin… ».

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