Eleveur abattu en Saône-et-Loire: les syndicats dénoncent la situation difficile des agriculteurs

AFP

Eleveur abattu en Saône-et-Loire: les syndicats dénoncent la situation difficile des agriculteurs

"Isolement" des agriculteurs et "harcèlement" de l'administration: les syndicats agricoles ont dénoncé lundi la situation difficile que traverse la profession, après qu'un éleveur a été abattu samedi en Saône-et-Loire par des gendarmes sur lesquels il fonçait en voiture.

LA CONFÉDÉRATION PAYSANNE « EN COLÈRE »

« Nous sommes choqués, nous sommes en colère. Il faut que toute la lumière soit faite sur ce drame », réagit la Confédération paysanne dans un communiqué. Le syndicat indique que Jérôme Laronze, 37 ans, était militant de la Confédération paysanne de Saône-et-Loire. « Nous souhaitons avant toute chose exprimer toute notre solidarité avec la famille de Jérôme ainsi qu'aux militants de la Conf' de Saône-et-Loire. (…) Nous espérons qu'une enquête sérieuse et indépendante détermine comment en sommes-nous arrivés à cette fin tragique », poursuit la Confédération paysanne.

Au-delà de ce drame, le syndicat regrette « l’absence de prise en compte de la détresse des hommes, souvent seuls dans leur ferme, confrontés à l'humiliation d'un contrôle qui peut parfois faire agir les paysans au-delà de la raison ». La Confédération paysanne demande un « moratoire sur les contrôles ».

LM

"Dans l'isolement silencieux de nos campagnes, les agriculteurs sont trop souvent seuls" face à la "pression quotidienne", des "revenus en berne", "la pression administrative et la peur du contrôle", a déploré la FDSEA de Saône-et-Loire dans un communiqué, évoquant aussi "un drame humain pour les gendarmes".

"Il est difficilement acceptable, voire intolérable, de subir le harcèlement que représentent les contrôles conduits aveuglément, sans tenir compte de la détresse humaine et sociale", a renchéri la Coordination Rurale de Bourgogne.

L'agriculteur de 37 ans, en conflit depuis plusieurs années avec les services d'inspection sanitaire, était recherché depuis le 11 mai, date du dernier contrôle de son exploitation lors duquel il avait une première fois précipité son tracteur en direction des forces de l'ordre qui accompagnaient les inspecteurs.

Retrouvé de manière fortuite samedi soir, l'éleveur de Trivy (Saône-et-Loire) avait alors foncé sur les deux gendarmes qui s'approchaient à pied sur un étroit chemin de terre. Après les sommations, ces derniers ont fait feu, touchant mortellement l'agriculteur. Placés en garde à vue dimanche, les gendarmes devaient être remis en liberté lundi soir, a indiqué à l'AFP la procureure de Mâcon, Karine Malara, ajoutant que "l'enquête devra déterminer les responsabilités".

Selon l'autopsie réalisée dimanche, l'homme a succombé à "trois blessures potentiellement mortelles", a précisé Mme Malara, ajoutant que "plusieurs organes vitaux ont été touchés". Les déclarations des gendarmes et l'ensemble des éléments de l'enquête seront "confrontés à la balistique", a-t-elle ajouté, précisant que la décision d'ouvrir ou non une information judiciaire interviendrait par la suite.

L'enquête a été confiée à l'inspection générale de la gendarmerie nationale et à l'institut de recherches criminelles. L'enquête sur les violences contre les gendarmes est quant à elle réalisée par la section de recherches de Dijon.

La présidente du syndicat agricole FNSEA, Christiane Lambert, avait assuré mardi que le "droit à l'erreur" pour les agriculteurs en cas de contrôle faisait partie de ses priorités pour le quinquennat à venir.

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Commentaires 8

Canal 550

Mais quand sero t nous pris en compte dans ce pays a part pour entretenir le paysage ? Les agricluteurs travaille nt autant voire plus que d'autres et pourtant ils ne gagnent pas leur vie. D'oů les derepages en cas de controles car en plus on est controlé, ce qui engendre de tel drame

Canal 550

Apres avoir lus tous les commentaires je nai rien å ajouter , tout est dit ! Mais rien ne bouge et nous les agriculteurs nous subissons. Quand j 'entend que les fonctionnaires ralent pour le jour de carence qui serait suprimė, cest honteux ils doivent faire eux aussi des efforts comme dans le privė. Qu'lis viennent travailler dans le privė s'ils ne sont pas contents!...... mais ca j'en doute fort. Ils parlent de leurs acquis mais oű sont sont acquis nous. Tout le monde doit faire des efforts. Je suis dégouté .

duracuire

le droit a l'erreur ( avancé par notre jeune président ) mesdames et messieurs les ministres et élus de tous poils , c'est pour qui ? la racaille des villes , les politicards gavés au fric , ou pour ceux qui travaillent dur pour une misère depuis dèja trop longtemps , le malaise grandit dans les campagnes et malheureusement la liste des morts va s'allonger si peu que la police si mette ......

cattle vox

Une salle de réunion "Jérome LARONZE" à la maison de l'agriculture de Macon pour que les O.P.A n'oublient plus leurs métiers premiers !!

BOULEAU1658

un agriculteur a cran qui ne sait plus se qu il fait face au force de l ordre qui eux aussi sont a bout de souffle pour assurer notre protection au quotidien. A force de vouloir mettre la pression dans tout les milieux on ne peut que s attendre a de plus en plus de drame

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