Elvea 15-63 trace sa voie vers une dimension régionale

Patricia Olivieri

Avec une activité encore majoritairement tournée vers le maigre, Elvea Cantal - Puy-de-Dôme étend son rayon d'actions en Auvergne.

Malgré la conjoncture tendue que l'on sait pour l'élevage bovin et d'autant plus en raison de ce contexte, l'association de producteurs Elvea Cantal - Puy-de-Dôme, continue de tisser sans ciller sa contribution à l'organisation de filières génératrices de plus-value pour chacune de ses deux composantes que sont d'une part les producteurs de viande, d'autre part leurs acheteurs. De même, face à des entreprises d'aval qui se restructurent et à une loi de modernisation agricole qui interroge encore sur la place donnée aux OPNC (organisations de producteurs non commerciales), l'association, à l'origine exclusivement cantalienne, s'est donnée les moyens d'acquérir peu à peu une dimension régionale : elle va ainsi prochainement demander son extension sur le territoire altiligérien et, via la reconnaissance régionale en ovins acquise par son homologue de Haute-Loire (Apiv 43), être en mesure de proposer un modèle d'OPNC aux éleveurs ovins auvergnats.

Le marché au cadran “avance”

Et les chantiers à venir dans les prochains moins ne manquent pas : à commencer par la finalisation du projet de marché au cadran de Mauriac, en dépit du refus essuyé sur le dossier PER (pôle excellence rural). “C'est un projet qui avance”, a déclaré le président Denis Costerousse, avec, à ce jour, 200 éleveurs - et plus de 20 acheteurs - engagés financièrement au travers d'une souscription. “On ne peut plus reculer, il faut que ce projet aboutisse et les services de l'État l'ont très bien compris”, a-t-il ajouté, évoquant une nouvelle réunion sur le dossier le 26 avril et sans doute un budget de construction à délester de quelques économies. 2011 sera aussi l'année du lancement, à l'automne (voir ci-dessous), de la démarche Viande Premium d'Au-vergne. Un projet porté par l'abatteur Papon en lien avec Elvea et l'Adiv, l'outil de recherche-développe, qui se veut complémentaire et non concurrent des filières qualité existantes. Labels rouge salers, Veau sous la mère, Boeuf fermier d'Aubrac, Boeuf du Cantal... : “Nous estimons avec toutes ces filières avoir les outils pour valoriser nos productions issues de races allaitantes, a poursuivi le pré-sident. Mais Elvea doit travailler conjointement avec le collège acheteurs à développer des marchés broutards car aujourd'hui, on a l'impression que tout cela se fait de manière désordonnée.” Des propos sur lesquels n'ont pas manqué de rebondir plusieurs éleveurs regrettant le manque de dynamisme de certains opérateurs à l'export, tandis que Jean-Luc Lacombe (collège acheteurs) renvoyait lui à des exigences sanitaires franco-européennes devenues de vrais remparts à la compétitivité des entreprises hexagonales.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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