Elvea : Le commerce privé doit être performant dans la valorisation des produits”

Jean-Marc Authié

L'Association pour le développement de l'élevage cantalien a tenu sa dernière assemblée générale, vendredi à Yolet. Désormais, l'Adeca devient Elvea Cantal Puy-de-Dôme.

Éleveurs et acheteurs associés. C'est avec détermination que l'Adeca, devenue Elvea Cantal Puy-de-Dôme depuis vendredi, a réaffirmé la volonté de l'organisation de producteurs non commerciale de voir unis les deux collèges. “Malgré un contexte difficile, amplifié par la crise financière, nous devons plus que jamais nous concentrer sur la valorisation de nos produits, surtout dans le maigre, et la recherche de nouvelles filières”, affirmait Denis Costerousse, président. Avec 1 033 éleveurs et 98 acheteurs adhérents en 2008, Elvea persiste dans la nécessité “de travailler sur une politique de prix et de contractualisation. Nous devons conforter les filières existantes, notamment avec la boucherie et la grande distribution (Auchan), précisait D. Costerousse. Mais la recherche de nouveaux débouchés comme l'Algérie ou la filière non-OGM (lire ci-dessous) nous permet d'éviter d'être trop dépendant de l'Italie, même si ce pays reste le marché le plus important”.

Diversité, gage de maintien des prix

Du côté du collège des acheteurs, Jean-Luc Lacombe a rappelé ô combien l'année 2008 “a été compliquée et déstabilisante. Nous avons tout fait sauf du commerce”, bien que 12 000 broutards soient sortis en décembre dernier. Guère optimiste face à la crise financière mondiale, à la chute du cours de la viande en Amérique du Sud, à un bilan italien pas très bon, le représentant des commerçants en bestiaux a cependant convié les éleveurs broutards “à travailler encore mieux pour répondre au marché. C'est un sacrifice mais c'est par là que l'on conservera nos clients”. “Malgré un marché très tendu et une baisse de la consommation de viande en Europe, le travail de l'Adeca autour des filières a permis de limiter cette tendance. La diversité permet de maintenir les prix, même si elle bouscule les habitudes. Éleveurs et acheteurs doivent se faire entendre et surtout rester très vigilants pour ne pas tomber dans des systèmes de monopoles”. Convaincus que les deux collèges doivent continuer de travailler main dans la main et en étroite collaboration, Denis Costerousse a également appelé à poursuivre l'utilisation et le développement d'outils comme Oribase (gestion des troupeaux) ou Soreca (système de surveillance et de sécurité de paiements).



Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du cantal

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