En 2010 : Pas de mission impossible pour la Maac

P. OLIVIERI

Les partenaires de la Mission agroalimentaire Cantal ont renouvelé leur soutien à un outil qui ouvre de nouvelles perspectives aux entreprises.

“Quand on signe une convention, c'est qu'on pense qu'elle est utile, quand on la re-signe c'est qu'on a constaté qu'elle l'était”. Pierre-Yves Godard, directeur commercial régional Cantal du Crédit agricole Centre France, a résumé vendredi soir l'état d'esprit des partenaires de la Mission agroalimentaire Cantal (Maac), qui procédaient officiellement à la reconduction pour trois ans (2009-2011) de leur appui au financement des actions de la mission. Il faut dire que depuis sa naissance il y a cinq ans, cette structure s'est fait un nom au sein du tissu des entreprises et artisans de l'agroalimentaire cantalien, premier secteur industriel du département, en démontrant sa force de frappe en matière de promotion des savoir-faire et produits cantaliens et sa capacité à repérer les endroits “où il faut être” pour percer et escompter développer son chiffre d'affaires. À l'image du premier salon européen de l'agroalimentaire, l'Anuga à Cologne, qui a permis cet automne à certains Cantaliens de nouer des contacts prometteurs à l'export, comme l'a relevé le président de la CCI, Bernard Bouniol.

Un réseau étoffé

Finie l'image d'une Maac fonctionnant, selon certains, en vase relativement clos : 50 entreprises constituent aujourd'hui le coeur actif du réseau Maac, dont les 21 opérations ont bénéficié en 2009 à 111 entreprises, artisans ou encore producteurs fermiers. Une “vraie satisfaction” pour Vincent Descoeur, président du Conseil général, qui s'est félicité de voir la Maac gagner du terrain via un réseau étoffé. Sans compter, pour celui qui a fait de la notoriété du département son cheval de bataille, les retombées positives liées à la valorisation, lors des différentes manifestations conduites par la Mission, de l'emblème Cantal Auvergne. Des retombées qui devraient d'ailleurs s'intensifier en 2010 avec trois projets d'envergure. D'abord, l'opération Cantal dans le réseau national Autogrill à partir du 4 février (voir notre édition du 9 janvier), avant la traditionnelle participation au Salon international de l'agriculture à Paris. Second projet phare : le référencement d'une gamme de 22 produits Cantal au sein de Gineys SA, un grossiste travaillant avec quelque 2 000 clients. D'abord prévu sur le Sud-Est de la France, ce référencement pourrait devenir national et pérenne. Dernier chantier planifié pour 2010, et non des moindres, le lancement de la “Ligne 15” à Paris. Une ligne de métro “virtuelle” qui ralliera les brasseries parisiennes proposant des produits cantaliens. Une action qui s'inscrit dans la continuité du travail de pros-pection qu'avait initié la Maac début 2009 auprès du réseau CHR (cafés-hôtels-restaurants) de la capitale, avec désormais la volonté d'une contractualisation. Il s'agira ainsi de labelliser à la fois les fournisseurs cantaliens et les brasseries à partir de critères précis.

 

La complémentarité de l'offre Cantal
“Nos priorités pour 2010 sont de renforcer le noyau actif des entreprises de la Maac, de conquérir de nouveaux marchés, en profitant des opportunités au niveau de la restauration hors domicile, de réussir le lancement de la ligne 15 mais aussi d'accompagner encore plus les entreprises à l'export et leur structuration commerciale”, a indiqué G. Leymonie. Quant à savoir ce qui fait aujourd'hui la force des produits cantaliens, visiblement plébiscités dans l'Hexagone, Céline Teyssedou l'assure, c'est “la capacité du Cantal à proposer une gamme cohérente et complète, de l'entrée au dessert, mais aussi la réactivité des entreprises, qui se connaissent et travaillent ensemble, et le fait que la marque rouge fonctionne très bien”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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