Energie bois en milieu rural : Un agriculteur a opté pour une chaudière automatique à plaquettes

Bénédicte Boissier

Energie bois en milieu rural : Un agriculteur a opté pour une chaudière automatique à plaquettes

Gaby Chautard éleveur laitier, a équipée sa maison d'habitation d'une chaudière bois à plaquettes. Il envisage de la faire fonctionner pour l'eau chaude de son exploitation. (Vous pouvez venir lui rendre visite le 17 mai 2008 sur son exploitation, dans le cadre du salon du Bois d'Arlan).

Une vaste maison à chauffer

La famille Chautard avait un poste chauffage plutôt onéreux : 200 m² habitables, chauffés pour partie avec un fourneau à bois (les parents de Gaby), et avec un chauffage à mazout.
« Mes parents vu leur âge ne pouvaient plus faire de bois, moi je n'avais pas le temps. On achetait du fioul qui coûtait de plus en plus cher. Aux journées du Bois à Arlanc en 2006, j'ai suivi des conférences, vu comment se présente une chaudière bois à plaquettes. Voilà le point de départ. »

Un projet réfléchi en amont

Gaby a alors contacté plusieurs vendeurs, fait réaliser des devis, constaté avoir l'emplacement adéquat pour mettre la chaudière et le silo de stockage des plaquettes : dans un ancien bâtiment, en dehors de la maison d'habitation.
Dans un deuxième temps Il a contacté des scieries locales. « Je voulais savoir si leurs plaquettes étaient compatibles avec ma chaudière. C'était favorable. L'installation de ma chaudière a duré du printemps à l'automne 2006. Cela fait donc 2 hivers que je tourne avec les plaquettes d'une scierie proche. »

Un résultat probant

Gaby se dit vraiment satisfait de son nouveau type de chauffage « qui nécessite un entretien minime, produit une chaleur agréable et permet de faire des économies vu le prix du fioul ! Je réfléchis actuellement à produire aussi de l'eau chaude pour l'exploitation. Ce serait pour laver l'installation de traite et le tank a lait. » Un petit bémol cependant qu'il détaillera lors de la rencontre sur son exploitation : « il faut obtenir des plaquettes sèches. J'ai fait un premier stockage dans un bâtiment dans l'été. J'ai tourné, j'ai brassé, j'ai fait sécher (elles sèchent comme du foin).

 

La Cuma, une bonne solution

Gaby va travailler avec la Cuma des Deux Rochers de Haute-Loire, qui fait fontionner un broyeur « pour compléter mon approvisionnement auprès de la scierie. »
Président de la Cuma Livradois-Forez, il souligne que sa structure est prête à investir sur du matériel autre que le broyeur. Par exemple sur des remorques pour sortir le bois, « pour rendre service à ceux qui veulent partir sur ce type de chauffage. C'est curieux, dans notre région on est entouré de bois, et il pourrit… L'intérêt des plaquettes ? Utiliser du bois dont on ne savait pas quoi faire ! »

Démonstration de matériel

La Cuma des Deux Rochers de Haute-Loire va donner des démonstrations de broyeur au salon du Bois à Arlanc du 16 au 18 mai 2008 mais également le 17 mai après midi sur l'exploitation de Gaby. Pour bien faire il a récolté des éclaircies de haies, des arbres morts de la forêt cédés par leurs propriétaires, des branchages de parcelles qui ont eu des coupes à blanc… Tout cela sera mis dans le broyeur pour sortir sous forme de plaquettes forestières (bois brut).

Pièces jointes

Source Chambre d'Agriculture du Puy-de-Dôme

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