Enjeux et perspectives pour les métiers du remplacement

T. Michel

Service de remplacement France vient de tenir son congrès annuel. Bilan et prospective pour une activité qui poursuit son évolution.

“Contre toute attente, et avec 5 % d'augmentation, l'activité de remplacement a connu en 2009 une nouvelle année de croissance. Les motifs sociaux - maladie, accident, maternité - sont particulièrement en pointe. Et même s'ils se stabilisent, les congés restent le deuxième motif de recours au remplacement. Cela démontre qu'y compris en période de crise économique, de crise de toutes les filières de productions agricoles, le remplacement est une soupape, un appel d'air pour tous les exploitants agricoles”, a expliqué Nicolas Fischer, président de Service de remplacement France, dans son discours de clôture lors du congrès de cette structure. Ce dernier, qui se tenait à Auch du 17 au 19 mai, a accueilli 300 congressistes, agriculteurs élus et collaborateurs administratifs, venus de toute la France.

Un investissement, pas une charge

Deux grands sujets ont rythmé et marqué ces trois jours. Tout d'abord, il a été question de savoir si le remplacement d'un agriculteur, en faisant appel à un service de replacement, devait être considéré comme une charge ou comme un investissement. Si la réponse se situe plutôt du côté de l'investissement selon Service de remplacement France, encore faut-il le démontrer aux non-utilisateurs. Et pour attester la supériorité de la notion d'investissement sur celle de charge, il convient de mettre en avant les avantages d'un remplacement en termes d'organisation du travail, de gestion du temps ou encore de nouvelles pratiques apportées à l'exploitation bénéficiaire. Autre thème abordé : les évolutions sociales et technologiques de l'agriculteur, ainsi que celles liées à son métier et à son entreprise. Et, par ricochet bien sûr, les différentes réponses que les services de remplacement peuvent apporter à ces changements.

Crainte sur le crédit d'impôt

Service de remplacement France a affirmé sa déception quant à la réforme du dispositif “travailleurs occasionnels” de réduction de charges sociales patronales car elle cible exclusivement, selon l'organisation, les saisonniers et exclut donc les contrats à durée déterminée de remplacements. Dans un contexte économique difficile - le chômage frôle les 10 % en France actuellement - faire disparaître des dispositions qui sont plutôt de nature à favoriser l'embauche n'apparaît pas comme des plus judicieux. Autre inquiétude, le crédit d'impôt pour le remplacement pour congés, qui devrait normalement prendre fin à la fin de cette année. Le gouvernement a en effet annoncé vouloir examiner de très près les “niches fiscales”. Or, si la décision était prise de supprimer tout ce qui tombe sous le coup de cette appellation, nombre de crédits d'impôts, dont celui sur le remplacement pour congés, seraient purement et simplement rayés des différents moyens existants pour favoriser l'emploi en France.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source L'Union du Cantal

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