Enroulé c'est ficelé

Guillaume de Werbier

« Le rendement est élevé cette année, alors que ça n'en prenait pas le chemin au départ », constatent les deux éleveurs du Gaec.
« Le rendement est élevé cette année, alors que ça n'en prenait pas le chemin au départ », constatent les deux éleveurs du Gaec.

Pressage Récolte de foin retardée mais finalement réalisée dans de bonnes conditions. Les volumes ont été ramassés sec. Ouf! Témoignages à Missillac.

Lundi, la météo a permis de faucher une douzaine d'hectares. 180 bottes de foin ont aussi pu être « enroulées ». Mardi, avec un temps encore clément, le chantier de mise en balles s'est terminé... à temps. En fin d'après-midi, la pluie était de retour. Au Gaec du Pré des Chênes, mercredi, il restait encore une vingtaine d'hectares à récolter.
« Le début de la récolte de foin a été décalé d’environ trois semaines », observe Jérémy Moy, associé à son frère Samuel. Une première coupe a pu être réalisée fin mai. « On n'a fait qu’une partie de la récolte car, à ce moment-là, on finissait les maïs en même temps, et la portance des sols posait problème dans certaines parcelles. D’autres, au moment où il a fait beau, n’étaient pas trop épiées. » Donc, obligé d’attendre jusqu’à il y a environ une quinzaine de jours. « Il nous restait une quarantaine d’hectares à faucher (les deux éleveurs ont fait une cinquantaine d’hectares de foin cette année). »
Dans ces conditions, « il faut être au taquet sur la météo et pour réserver le matériel à la Cuma », reconnaît Samuel. Les deux jeunes éleveurs se chargent de la récolte de foin. Ils utilisent une faneuse et un endaineur qu’ils ont en co-propriété, et une faucheuse et un round-baller qui appartient à la Cuma de Lampridic.
Chaque année, en moyenne 20 ha de foin sont faits sur l’exploitation et à peu près autant sont achetés sur pied à l'extérieur. « En général, nous avons besoins de 650 bottes, selon les stocks d’ensilage d’herbe, et en plus on en fait 15 ha de foin (à base jonc ou roseau) pour le paillage. »

Plus de volumes

Si l'année dernière, les deux éleveurs se souviennent d'avoir fait leurs balles avec un foin parfois à peine sec, cette année ce n'est pas le cas. « On fane un peu plus que les autres années car il y a plus d'humidité et parce qu'il y a aussi plus de volumes. » Mais le tout a été ramassé sec. Ils estiment le rendement, pour l'instant, a 17 bottes/ha. « C'est élevé cette année, alors que ça n'en prenait pas le chemin au départ. On fait moins d'habitude », précisent Jérémy et Samuel.
Seul bémol, lié au démarrage en décalé des travaux, une partie du foin à récolter était un peu avancé. « Il aurait fallu le couper plus vite. Ça commençait à jaunir au pied », explique Samuel. « Mais on ne pouvait pas aller dans les parcelles à cause d'une mauvaise portance des terrains. » Autre inconvénient, la fauche retardée sur certaines parcelles a retardée du même coup du pâturage à suivre. « Certains lots d'animaux ont eu du foin en attendant que le pâturage soit possible dans ces prairies. »
Les balles de foin devraient être stockées la semaine prochaine, après que la  température ait été mesurée au cœur de quelques-unes d'entre elles .

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