Enseignement : Des débouchés assurés pour les élèves du lycée agricole d'Aurillac

P. OLIVIERI

Le pôle d'enseignement agricole aurillacois fait référence dans le paysage national pour la qualité de ses formations agricoles et agroalimentaires.

À l'heure où nombre d'établissements de formation agricole s'interrogent sur leur avenir, menacé par les effets d'une démographie agricole déclinante (voir ci-dessous), l'établissement public local d'enseignement et de formation professionnelle agricole (EPLEFPA) d'Aurillac semble lui suivre un cap solidement tracé autour de ses domaines de prédilection : l'agriculture et l'agro-alimentaire. “Ce sont deux atouts qui nous donnent une certaine sérénité pour les années à venir”, avance Jean-Pierre Brunhes, qui supervise aujourd'hui sa septième rentrée à la tête d'un établissement, qui compte pas moins de six centres constitutifs et une offre de formations des plus étendues. Des formations qui, de la seconde générale jusqu'au BTS et à la licence professionnelle, en passant par la voie de l'apprentissage, préparent d'abord à l'installation en agriculture mais aussi aux métiers de l'industrie laitière et plus globalement de l'agroalimentaire, de l'analyse biologique, de la forêt... Sans compter des possibilités d'opter pour une section sportive (rugby, cheval et cyclisme).

Insertion professionnelle exemplaire

Et dans un contexte peu porteur pour l'emploi, l'établissement affiche non sans fierté des taux d'insertion post-BTS flatteurs (100 % de réussite en filière Sciences et technologies de laboratoire par exemple). Mettre dans les conditions du réel professionnel les élèves, leur donner à appréhender l'ensemble des maillons des filières, nouer des partenariats enrichissants : tels sont le leitmotiv et la force de l'établissement Georges-Pompidou, qui comptabilise pas loin de 570 élèves sans compter les effectifs en formation adultes et licence. “La traite, la génétique, les élèves connaissent. Mais on va plus loin lors des stages que chacun effectue sur l'exploitation du lycée : on leur fait transformer le lait en salers et découvrir le volet commercialisation”, illustre le proviseur qui aime à rappeler que le lycée est tout à la fois producteur et affineur des fromages dont il assure aussi la vente. La “recette” vaut également pour les filières agroalimentaires qui peinent encore pourtant à attirer les jeunes, malgré des offres d'emplois et des possibilités de carrière intéressantes. “Ce que nous devons réussir à présent ? se questionne J.-P. Brunhes. C'est intégrer davantage les questions de développement durable au sein de l'établissement et dans l'éducation et la formation. Il nous faut dépasser la notion d'agriculture raisonnée en abordant la gestion des effluents, des déchets de cuisine...”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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Source union du Cantal

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