Enseignement : Le lycée agricole de Sées (61) a soufflé ses bougies

Thierry Guillemot

Enseignement : Le lycée agricole de Sées (61) a soufflé ses bougies

Plus de 600 personnes ont soufflé, samedi dernier, les 40 bougies du gâteau d'anniversaire du lycée agricole de Sées dans une ambiance conviviale et de retrouvailles.

Petit jeu préféré de ce rendez-vous récréatif, remettre un nom sur des visages, jadis familiers, mais vieillis de quelques années, voire de quelques décennies. L'esprit potache des uns et des autres n'a, quant à lui, pris aucune ride. Yannick Soubien en tête. Le vice-président du Conseil régional, dans son allocution, y est allé d'une joute verbale imagée mais malheureusement intranscriptible à l'écrit.Plus sérieusement, il s'est déclaré inquiet des futures réformes des collectivités territoriales. Elles impacteront nécessairement la gestion des 76 établissements scolaires que la Région a en charge. “Avec moins de moyens, il va falloir faire mieux, a-t-il insisté avant d'évoquer les enjeux de la filière agricole et de son volet formation : “vous devez nous aider à passer de la société à la civilisation. C'est la condition pour la mise en place d'un développement pour le siècle qui vient”.
Au préalable et après avoir retracé l'historique du lycée, son actuel directeur a replacé l'évènement dans son contexte. “Certains se demandent peut-être pourquoi avoir voulu fêter ces 40 ans du lycée dans un contexte un peu morose. C'est, je crois, l'occasion de mettre en avant l'enseignement agricole et plus particulièrement l'enseignement agricole public. Il a formé des générations d'agriculteurs et plus largement maintenant d'acteurs du monde rural avec un taux d'insertion reconnu de tous. Certains trouvent peut-être que c'est un enseignement qui coûte cher mais c'est un investissement pour l'avenir sur des secteurs qui touchent au vivant, au cadre de vie, aux loisirs et au confort de nos concitoyens et à leur alimentation. Nous disposons d'un outil performant, il devrait nous permettre d'occuper et de maintenir la place que vous avez contribué les uns et les autres à conquérir”, a insisté René Vaudouer.

Quelques dates clés du lycée Auguste Loutreuil

En 1964, le Conseil général acquiert 54 hectares de terres. En octobre 1965, un avant-projet de construction est proposé à l'administration centrale. Le projet définitif est achevé en novembre 1966. Les crédits sont dégagés au printemps 1967.La demande de permis de construire est faite le 4 août 1967. Le permis est accordé le 2 décembre 1967. Le 21 octobre 1969, avec un mois de retard, dans des bâtiments non terminés, le lycée accueille sa première promotion. En 1968, la surface de l'exploitation est portée à 62 ha. Le directeur prend en charge l'exploitation et les premières récoltes sont faites au cours de l'été 1969. Malheureusement, après les évènements de l'année 1968, la construction de l'exploitation est retardée et c'est uniquement avec une exploitation céréalière sans bâtiments, que le lycée ouvre. En 1970, le CFPPA fait suite au foyer de progrès. En 1972, les premières vaches laitières arrivent.En 1974, c'est la naissance du CFA avec des apprentis uniquement dans le domaine agricole. De 1974 à 1977, c'est la construction des bâtiments de l'ancienne exploitation. C'est seulement en 1980 que l'exploitation agricole devient une véritable exploitation de production polyculture-élevage. En 1986, l'EPLEFPA est constitué de 3 centres lycée, CFA et CFPPA.En 1984, arrivée des premiers chevaux appartenant à des personnels. C'est en 1987 que sont achetés les premiers chevaux sur le budget de l'établissement et qu'a lieu la construction du manège couvert. Le cheval est sans aucun doute une piste de diversification. En 1990, la décision de fermer la porcherie est prise. Le lycée est officiellement baptisé lycée Auguste Loutreuil en 1992.

En 1993, ouverture du BTSA GPN et 1er festival ciné-environnement en mars 1995. Les effectifs du lycée passent de 205 élèves en 1990 à 377 en 2000. On passe parallèlement au-dessus des 200 apprentis au CFA. Les classes sont pleines. On ouvre de nouvelles classes. Il faut construire, rénover, on est en 1996. Ouverture du BTSA Animation Nature en un an en 1999. Deux évènements fort différents ont marqué le début de cette décennie : la construction de 50 logements étudiants et la visite de Jacques Chirac, Président de la République. Ouverture du BTSA SER alors que l'exploitation a plus de 20 ans. Se pose le problème de la mise aux normes. Un nouvelle exploitation est inaugurée en février 2007 après un an et demi de travaux. Le 1er janvier 2008, le LPA d'Alençon est rattaché à l'EPLEFPA de Sées qui devient l'EPLEFPA d'Alençon-Sées constitué de 6 centres. Le 29 mai 2010, le lycée fête ses 40 ans. L'histoire se poursuit...

Source Réussir l'Agriculteur Normand

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