Ensiler des céréales pour refaire ses stocks

L'Union du Cantal

Ensiler des céréales pour refaire ses stocks
Christophe Chabalier a conseillé les éleveurs sur la base de l’étude de la parcelle de Cédric Roland à Chaliers. P.O.

Le GVA de Ruynes / Saint-Flour nord a proposé une rencontre technique pour évoquer les pistes permettant de faire face au déficit fourrager généré par la sécheresse du printemps.

Certaines communes de la Margeride souffrent d’un déficit  de récolte sur les premières coupes de 2014 (lire l’Union du 9 juillet). Face à ce constat, le GVA de Ruynes / Saint-Flour nord a souhaité étudier avec les agriculteurs la possibilité d’ensiler les céréales, initialement prévues pour être moissonnées. Le GVA a donc décidé d’organiser une rencontre technique pour apporter une première réponse à ce déficit de stock fourrager : la possibilité d’ensiler ses céréales. Une vingtaine d’agriculteurs a répondu présent le 2 juillet pour échanger sur le stade de récolte de la céréale et son mode de conservation. La parcelle de triticale étudiée sur l’exploitation de Cédric Roland au Croizet de Chaliers était à quelques heures d’atteindre le stade optimum (grain laiteux-pâteux), permettant un bon compromis entre quantité et qualité. “Ce stade du grain varie rapidement à cette époque, soyez donc vigilant pour ne pas ensiler trop tardivement”, a averti Christophe Chabalier, conseiller agronome à la Chambre d’agriculture. “Privilégiez la coupe directe pour éviter des pertes et des souillures, et tassez correctement votre silo pour une bonne conservation”, a-t-il poursuivi. Mais cette récolte anticipée de la céréale a un coût, d’autant plus que l’ensilage de la céréale privera l’exploitation du grain et de la paille prévue. Alors, est-ce intéressant ? “Cela dépendra évidemment du coût des fourrages extérieurs, du prix de la céréale et de la paille, et des rendements espérés…”, a précisé David Lamat, animateur du GVA. Sur la base des calculs issus des données du réseau d’élevage et avec des hypothèses de prix réalistes, on peut estimer par exemple  que  l’ensilage de la céréale est intéressant économiquement si le prix du foin sur le marché est supérieur à 130 euros /tonne.

Implanter une dérobée

Chaque exploitant doit donc faire ses calculs, sachant que la rentabilité économique n’est pas le seul critère : l’ensilage de céréales permet d’intégrer un fourrage riche en fibres, favorable à la rumination tout en libérant tôt la parcelle pour éventuellement implanter une culture dérobée. Et l’échange d’expériences entre les   agriculteurs présents a permis de renforcer l’idée que les implantations de cultures début juillet étaient délicates compte tenu de l’incertitude de la météo à cette période. Cependant, l’implantation par exemple d’un ray-grass d’Italie associé à un trèfle incarnat peut permettre de combler une partie du déficit (potentiel de trois à quatre tonnes de matières sèches par ha) pour une récolte au bout de 60 à 80 jours, laissant ainsi la possibilité de réimplanter une céréale par la suite ou d’envisager un ensilage au printemps suivant.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

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