Espagne : « Je ne peux pas imaginer un monde rural vivant sans une politique agricole commune »

Propos recueillis par Carole de Boyer d'Eguilles

Espagne : « Je ne peux pas imaginer un monde rural vivant sans une politique agricole commune »

Arturo Hidalgo, 37 ans, est installé depuis 2009 en élevage extensif sur 250 hectares et possède 130 animaux à Guillena (Séville) et à Zufre (Huelva).

Grâce à la Pac, j'ai pu m'installer et c'est grâce à la Pac que j'ai suffisamment de revenus pour maintenir mes exploitations. Cette année, la Pac a représenté la moitié de mes revenus. Autrement dit, sans la Pac je ne pourrais pas être agriculteur en Espagne.

Tout d'abord ce que je demande à la Pac post-2013, c'est un cadre de stabilité juridique et financier pour pouvoir continuer à être agriculteur pendant longtemps. Pour cela, il est essentiel d'être rentable dans un contexte de haute volatilité de prix agricoles et de concurrence avec des pays-tiers qui ne sont pas soumis aux mêmes règles que nous en matière de bien-être animal, sécurité alimentaire, législation du travail, protection de l'environnement… et qui, en conséquence, ont des coûts de production beaucoup plus faibles que les nôtres.

À l'heure actuelle, où le marché ne couvre ni les coûts de production ni l'ensemble de services environnementaux que les agriculteurs réalisent pour la société, il faut avoir un minimum de garanties de revenus qui assure la survie des exploitations et notre maintien dans le secteur et dans les zones rurales. Je ne peux pas imaginer un monde rural vivant sans une politique agricole commune qui, tout à la fois, garantit l'existence des structures agricoles à travers des paiements directs, indemnise proportionnellement les agriculteurs pour les biens et les services publics rendus à la société.

Source Ja Mag

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